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Fusillade de Moncton : la communauté toujours marquée par la tragédie

Moncton

Environ 200 personnes plantent des arbres le long de la Hildegard

Photo : CBC/Matthew Bingley

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le paisible quartier Hildeguard de Moncton a été particulièrement ébranlé par la fusillade du 4 juin 2014 en devenant une scène de crime du jour au lendemain. Un an plus tard, la vie a repris son cours, mais la plaie n'est pas encore complètement cicatrisée.

Un texte de Karine Godin TwitterCourriel

Le paisible quartier Hildeguard de Moncton a été particulièrement ébranlé par la fusillade du 4 juin 2014 en devenant une scène de crime du jour au lendemain. Un an plus tard, la vie a repris son cours, mais la plaie n'est pas encore complètement cicatrisée.

Mikaël et sa familleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mikaël et sa famille

Photo : Radio-Canada

Le petit Mikaël Poirier affirme qu'il n'a plus peur, mais le chemin de la guérison a été long. Pendant des mois après la fusillade, il craignait que celui qu'il appelait « le méchant » ne revienne dans le boisé derrière chez lui et il faisait des cauchemars à répétition. Le jeune garçon de 7 ans a même dû consulter des professionnels de la santé. 

« Des fois, il en parle, explique sa mère Chantal Melanson.  Il nous pose des questions sur le méchant, s'il est encore là, s'il va revenir. Il est parti, il est en prison, c'est fini ».

C'est pas facile de rassurer ton enfant quand tu ne te sens pas rassurer toi même. C'était vraiment d'essayer de dire à Mikaël que tout allait être correct.

Une citation de :Chantal Melanson, mère de Mikaël

Un geste a toutefois été salvateur pour le petit garçon. Un policier est venu le consoler, quelques jours après la fusillade, et lui a offert un cadeau. 

« C'est le plus beau cadeau qu'un policier puisse faire à un enfant, le rassurer », soutient le père de Mikaël, Sébastien Poirier.

Une guérison plus difficile pour certains résidents

Ils étaient nombreux, dans cette communauté, à vouloir être rassurés après le 4 juin 2014. Pour cheminer vers la guérison, ils ont eu l'idée d'embellir le quartier en plantant des arbres.

« C'est une étape, c'est un pas vers l'avant », explique Charles Doucet, qui a planté un arbre. « Mais c'est un grand pas, je pense. C'est un pas positif pour nous de pouvoir voir comment ces arbres-là vont pouvoir pousser, fleurir ».

Des arbres plantés dans le quartier HildegardAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des arbres plantés dans le quartier Hildegard

Photo : Radio-Canada

Toutefois, la page n'est pas complètement tournée pour Aubéa Walker, une résidente. Elle a entendu les coups de feu lors de la fusillade, et elle croit qu'il y a une certaine innocence qui est partie pour toujours. 

La dame qui réside dans l'ancienne maison mobile du tueur Justin Bourque, dans le quartier voisin, abonde dans le même sens. 

« Je pense que le monde alentour d'ici, ils vont trouver ça dur. Parce que ça vraiment affecté eux autres ».


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