•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Victoria : marche silencieuse d'élèves pour le Népal

Radio-Canada

Cent cinquante élèves de l'École Victor-Brodeur ont défilé silencieusement dans les rues de Victoria jusqu'au palais législatif, en appui aux victimes du séisme au Népal, pour lesquelles ils ont amassé plus de 4000 $.

Cent cinquante élèves de l'École Victor-Brodeur ont défilé silencieusement dans les rues de Victoria jusqu'au palais législatif, en appui aux victimes du séisme au Népal, pour lesquelles ils ont amassé plus de 4000 $.

Un texte de Sophie RousseauTwitterCourriel

Les élèves de la 8e à la 12e année ont ainsi parcouru 4 km, depuis la banlieue d'Esquimalt, où se trouve l'école du Conseil scolaire francophone (CSF).

La députée provinciale d'Esquimalt-Royal Roads, Maurine Karagianis et le consul général du Népal en Colombie-Britannique, Christopher Considine, les ont accueillis devant le parlement de Victoria.

Un élève de 11e année, Jordan Gilson, a expliqué au consul que les élèves avaient été très touchés d'apprendre que 8000 personnes avaient péri dans le séisme au Népal le 25 avril dernier, et que toute l'école s'était mobilisée, préparant des repas et organisant ventes de maïs soufflé ou de savon pour recueillir des fonds.

La marche silencieuse des élèves de l'École Victor-Brodeur à VictoriaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La marche silencieuse des élèves de l'École Victor-Brodeur à Victoria

Photo : Sophie Rousseau/ICI Radio-Canada

Mais les élèves voulaient faire quelque chose de plus que de verser de l'argent.

Notre but, c'est d'ouvrir les yeux des gens de Victoria au sujet du tremblement de terre au Népal, et de prendre conscience de nos actions, de penser à ceux qui souffrent et qu'on veut aider.

Jordan Gilson, élève de 12e à l'École Victor-Brodeur

Les élèves ont appris que la méditation est importante dans la culture du Népal. Ils ont donc organisé une marche silencieuse, explique Isaac Matsuno, l'élève qui a remis au consul une enveloppe de dessins réalisés par les élèves du primaire, destinés aux enfants du Népal.

C'est pour les enfants du Népal, pour leur montrer qu'il y a des personnes autour du monde qui pensent à eux, et qu'ils ne sont pas seuls avec leurs problèmes.

Isaac Matsuno, élève de l'École Victor-Brodeur

Un don de 8000 $ envoyé au Népal

Dans un premier temps, l'objectif était d'amasser des fonds, explique l'enseignante de secondaire Danièle Dupuis : « On a été surpris! Ça a été la contribution des parents d'élèves, des gens de la communauté [...] même ceux qui n'ont pas d'enfant à l'école ont fait des dons. Ça, c'est signe que les gens étaient concernés. »

L'École a ainsi recueilli 4000 $. Une somme qui a été doublée grâce au programme d'urgence mis en place par le gouvernement fédéral.

Mais plus que l'argent, c'est la conscientisation des élèves qui fait le succès de cette marche silencieuse, dit Mme Dupuis : « On a pensé à faire une activité qui pouvait connecter et conscientiser les élèves sur la culture népalaise, et parler de pleine conscience, et de voir comment leur sagesse peut nous apprendre beaucoup. »

Même si l'on a beaucoup d'argent à donner, eux ils ont aussi beaucoup à nous donner aussi. Ce n'est pas vraiment l'argent qui compte, c'est le geste que les élèves ont eu le courage de poser aujourd'hui, et l'on est vraiment fiers.

Danièle Dupuis, enseignante de secondaire à l'École Victor-Brodeur
Élèves sur les marches du parlement avec le drapeau du NépalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Élèves sur marche palais avec drapeau du Népal

Photo : Sophie Rousseau/ICI Radio-Canada

Numa Starck, élève en 10e année, décrit la réaction des piétons et automobilistes : « Au début c'est un peu bizarre, parce que tu fais juste marcher, tu dois faire attention, y a des copains qui te bousculent, mais tu t'y habitues, tu trouves un rythme, et c'est relaxant, parce que tu es juste avec toi-même dans ta propre ville en train de marcher. »

Je pense qu'ils ont vraiment réalisé ce qu'on voulait faire [...] que c'est quelque chose de plus important, non seulement, le fait d'envoyer de l'argent, mais aussi de montrer aux gens qu'on avait envie de faire ça, de les aider, que même s'ils sont à l'autre bout du monde, on est aussi avec eux.

Numa Starck, élève de10e à l'École Victor-Brodeur

Les élèves ont ensuite signé un livre de messages que le consul général fera parvenir au Népal, en même temps que les dessins réalisés par les élèves du primaire. Ce sont ces petits et grands gestes, dit Christopher Considine, tout autant que l'argent, qui apportent espoir et réconfort aux enfants des villages sinistrés.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Colombie-Britannique et Yukon

Société