•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Grand Prix de F1 : des groupes dénoncent l'exploitation sexuelle tolérée

Grand Prix et exploitation sexuelle des femmes
La Presse canadienne

Un regroupement d'organismes oeuvrant auprès de prostituées lance une campagne pour dénoncer l'exploitation sexuelle exacerbée durant le Grand Prix de formule 1, qui se déroulera le week-end prochain à Montréal.

La campagne consiste à interpeller le maire de Montréal, Denis Coderre, et Tourisme Montréal sur les réseaux sociaux avec différents messages de sensibilisation au problème, et une « manifestation familiale abolitionniste » aura lieu samedi au centre-ville de Montréal.

Les organismes demandent à la Ville de Montréal et à son service de police d'appliquer la nouvelle loi sur la prostitution, qui interdit l'achat de services sexuels, et de sensibiliser les touristes à l'existence de cette loi.

Les intervenants font valoir que les clubs de danseuses, les agences d'escortes et autres salons de massage intensifient leur publicité en prévision du Grand Prix, et que certains sites font également la promotion du tourisme sexuel.

Or, ils constatent de l'autre côté de la médaille que le recrutement de jeunes femmes, surtout les plus vulnérables, s'accroît également et que les travailleuses du sexe sont soumises à des pressions extrêmes durant cette période.

Les organisations impliquées se montrent particulièrement critiques face à la tolérance qui entoure l'exploitation sexuelle et de l'apparente normalité que les autorités semblent y accoler.

Société