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L'Université Laval menace de supprimer 150 postes

Une pétition circule contre les compressions dans les universités québécoises.
Une pétition circule contre les compressions dans les universités québécoises. Photo: Carl Boivin

L'Université Laval dénonce « l'inflexibilité » du ministre de l'Éducation François Blais face à la solution mise de l'avant pour répondre aux compressions de 11 millions de dollars imposées à l'institution dans le dernier budget. Le refus du gouvernement pourrait forcer la direction à mettre à pied 150 personnes « à court terme ».

L'Université Laval propose de reporter certains investissements immobiliers afin de récupérer cet argent dans son budget de fonctionnement et ainsi maintenir l'équilibre budgétaire. Cette solution a été refusée par la gouvernement.

« On pense qu'il est plus important de former un étudiant que de réparer un parking. Dans le contexte actuel, il y a des choses qui peuvent attendre », défend le vice-recteur exécutif et au développement à l'Université Laval, Éric Bauce.

Cette proposition « respecte les bonnes pratiques comptables » affirme le vice-recteur déplorant que le ministre Blais la rejette « sans explications ».

C'est une solution utilisée dans beaucoup d'organismes publics.

Érci Bauce, vice-recteur exécutif de l'niversité Laval

Le vice-recteur croit que le ministre ne pourra faire autrement que de réviser sa position puisque la proposition de l'Université est « logique ». « J'ai confiance qu'il va y avoir un changement de cap. »

Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur a soutenu que « les règles budgétaires sont les mêmes dans toutes les universités ». Il affirme par ailleurs qu'il n'a pas son mot à dire dans les façons de réaliser les efforts budgétaires.

L'Université Laval avait déjà essuyé un refus du gouvernement à une proposition semblable l'automne dernier.

Depuis un an, l'Université Laval s'est vue imposer des compressions de 58 millions par le gouvernement.

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