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Joe Oliver refuse de parler de récession

Joe Oliver takes part in a TV interview after tabling the federal budget in the House of Common on Parliament Hill in Ottawa on Tuesday, April 21, 2015. Photo: La Presse canadienne / Justin Tang
La Presse canadienne

Le ministre fédéral des Finances Joe Oliver refuse de discuter de perspectives de récession, car il s'attend à ce que l'économie se ressaisisse après ses piètres résultats du premier trimestre.

Témoignant devant un comité sénatorial, mardi, il a dit croire que l'économie canadienne se porterait mieux au deuxième trimestre, comme l'ont prédit la Banque du Canada, le Fonds monétaire international et plusieurs économistes du secteur privé.

La semaine dernière, Statistique Canada avait indiqué que le produit intérieur brut réel, exprimé en taux annualisé, avait reculé de 0,6 % au premier trimestre.

Une récession est définie comme une période de recul du PIB pendant au moins deux trimestres consécutifs.

« Je ne vais pas parler des perspectives de récession, car nous ne prévoyons pas du tout qu'il y en aura une », a-t-il dit en répondant à la question d'un sénateur.

M. Oliver a rappelé que le gouvernement Harper projetait un surplus de 1,4 milliard de dollars pour l'exercice 2015-2016 malgré des résultats plus mauvais que prévu au premier trimestre. Il a ajouté que la Banque du Canada avait projeté que le taux de croissance atteindrait 1,9 % en 2015.

La chute des prix du pétrole et l'échec des autres secteurs à tenir le flambeau ont contribué à faire reculer l'économie au cours du premier trimestre de 2015.

Le recul du PIB a été supérieur aux projections de la Banque du Canada, qui prévoyait une croissance nulle. C'était la première fois que le PIB diminuait depuis le quatrième trimestre de 2011.

Il s'agissait aussi du plus important recul du PIB réel depuis le deuxième trimestre de 2009, alors qu'il avait atteint 3,6 %, a indiqué Statistique Canada.

Devant le comité sénatorial, M. Oliver a défendu la gestion de l'économie par le gouvernement. Il a soutenu que les difficultés actuelles étaient attribuables à des facteurs externes.

« Si notre situation fiscale n'avait pas été aussi forte, les répercussions (de la chute des prix du pétrole) auraient été plus graves. Nous avons ainsi pu éviter de prendre des mesures draconiennes, des mesures d'austérité, quoi, a-t-il dit. Nous n'avons pas eu besoin de le faire, et nous ne l'avons pas fait. Heureusement. »

Le ministre a aussi dû répondre aux questions du comité permanent des Finances de la Chambre des communes.

Économie