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Pensionnats autochtones : des survivants veulent des actions concrètes d'Ottawa

Pensionnats autochtones : des survivants veulent des actions concrètes d'Ottawa
Radio-Canada

Une ex-pensionnaire de l'école Notre-Dame de Maliotenam, Évelyne St-Onge, a peu d'espoir que le gouvernement fédéral appliquera les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation, qui ont été déposées mardi.

La Commission de vérité et réconciliation estime que les pensionnats autochtones étaient un outil central d'un génocide culturel à l'égard des Premières Nations du Canada. Elle conclut que seul un réengagement important de l'État pour leur permettre un accès à l'égalité des chances peut paver la voie vers une véritable réconciliation.

Dans le rapport, elle formule 94 recommandations à Ottawa. La Commission suggère notamment à Ottawa de redéfinir et mieux financer les systèmes d'éducation et de santé des Premières Nations.

Evelyne St-Onge, qui a fréquenté le pensionnat Notre-Dame dans les années 50, attend des actions concrètes de la part du gouvernement fédéral.

On est encore trop en colère pour qu'on puisse être en harmonie. C'est au gouvernement, maintenant, de faire des changements. Qu'il arrête de nous le dire, puis qu'il fasse des changements. Nous aussi, on va montrer la voie.

Évelyne St-Onge, ex-pensionnaire de l'école Notre-Dame

Entre la fin du 19e siècle et 1996, plus de 150 000 enfants autochtones ont été arrachés à leur famille et placés dans des pensionnats, pour la plupart sous l'égide de différentes communautés religieuses. Quelque 3200 enfants y sont morts - pour la plupart avant 1940 - des suites de diverses maladies, dont la tuberculose.

La Commission de vérité et réconciliation conclut que les pensionnats autochtones étaient un outil central d'un génocide culturel à l'égard des Premières Nations du Canada. Elle formule 94 recommandations au gouvernement fédéral. Deux ex-pensionnaires de l'école Notre-Dame de Maliotenam, Evelyne St-Onge et Anne-Marie André, réagissent aux conclusions du rapport.

Pour sa part, Anne-Marie André, qui a passé trois ans au pensionnat de Maliotenam, regrette que les Premières Nations ne soient toujours pas reconnues comme un peuple à part entière par le Canada, malgré une reconnaissance des droits autochtones. 

Anne-Marie AndréAnne-Marie André Photo : Radio-Canada

« C'est de nous reconnaître, de nous dire qu'on est une vraie Première Nation et qu'on s'assoit avec vous à la même table et qu'on partage le gâteau d'une partie égale », dit-elle.

Ces deux femmes ont l'intention de continuer à partager les traditions ancestrales de leur culture innue auprès des jeunes générations et à leur apprendre la langue. 

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