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Décès de Jacques Parizeau, l'un des bâtisseurs du Québec moderne

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Jacques Parizeau s'adresse à ses partisans après son élections de 1994.

Jacques Parizeau s'adresse à ses partisans après son élections de 1994.

Photo : Andy Clark / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancien premier ministre du Québec Jacques Parizeau est mort lundi soir vers 20 h après un long combat contre la maladie. Il avait 84 ans.

Son épouse Lisette Lapointe en a fait l'annonce quelques heures plus tard, vers minuit, sur les médias sociaux.

Sur Facebook, Mme Lapointe affirme que son époux est décédé au terme « d'un combat titanesque ». « Hospitalisé durant cinq mois, traversant les épreuves les unes après les autres, avec un courage et une détermination hors du commun, il a dû rendre les armes ce soir, 1er juin, un peu avant 20 h. Nous sommes dévastés. Nous l'aimons et l'aimerons toujours », écrit-elle.

Né à Montréal le 9 août 1930 au sein d'une famille de la « bourgeoisie canadienne-française », Jacques Parizeau a été l'un des architectes de la Révolution tranquille avant d'être nommé ministre des Finances par René Lévesque en 1976.

Chef du Parti québécois de 1988 à 1996, il a été élu premier ministre du Québec en 1994. Il a tenu, l'année suivante, un référendum sur la souveraineté. Cette soirée du 30 octobre 1995 a été marquée par la victoire à l'arraché du non et par les propos controversés de son discours de défaite.

Il a ensuite démissionné, après avoir passé un an, quatre mois et deux jours au pouvoir.

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Entrevue avec Pierre Duchesne, biographe de Jacques Parizeau et ex-député

La souveraineté comme unique motivation

Jacques Parizeau sera mort avant de voir le rêve qui a motivé son parcours politique se réaliser.

« C'est la seule raison pour laquelle je suis entré en politique, avait-il déclaré dans sa dernière entrevue, accordée à l'animateur Michel Lacombe en février et diffusée en avril. J'ai raté mon coup, avait-il poursuivi. J'aurais aimé être un premier ministre qui a du succès, qui réussit son objectif, qui l'atteint. »

Jacques Parizeau n'a pas exclu que le Québec puisse un jour obtenir la souveraineté.  « Tout va dépendre de la génération qui suit. Ce que ma génération avait à dire, c'est dit. »

Il fonde d'ailleurs beaucoup d'espoir sur les jeunes de 30 à 40 ans, sur qui le projet indépendantiste repose, à ses dires.

« Ils sont collectivement très ambitieux. (...) Ce ne sont pas des losers. Ils ont pris l'habitude du succès. [...] C'est tout un changement par rapport aux générations antérieures. Et ça, je trouve ça excitant. Vous avez pas idée comment ça me secoue. »

Dans cette entrevue, l'animateur l'a également questionné sur le sens de la fin de la vie. « C'est chercher la paix avec soi-même, avait répondu M. Parizeau. Après des années d'une vie bousculée, se retrouver soi-même et être en paix avec soi-même. »

Comment vous souvenez-vous de Jacques Parizeau? Partagez vos meilleurs souvenirs de lui.

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