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Coderre critique l'AMT, qui privilégie le prolongement souterrain de la ligne bleue

Wagons du métro de Montréal

Wagons du métro de Montréal

Photo : iStock

Radio-Canada

Le maire de Montréal, Denis Coderre, minimise la portée d'une étude de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), qui conclut que le prolongement souterrain de la ligne bleue du métro comporte beaucoup plus d'avantages qu'un lien en surface, notamment parce que cette étude ne compare pas les coûts des différents modes proposés.

Plus tôt lundi, le ministre des Transports, Robert Poëti, a rendu publique l'étude de l'AMT, qui exclut l'option du train de surface pour prolonger la ligne bleue du métro entre Saint-Michel et Anjou.

L'AMT s'est penchée sur les solutions de rechange au métro en tunnel, comme le service rapide par bus, le tramway et le tram-train, et conclut que le métro souterrain les surpasse tous en fait de rapidité et de volume de passagers.

L'attaché de presse du ministre Poëti précise qu'à la lumière de l'étude, le ministre n'envisage plus de scénario de prolongement de la ligne bleue en surface.

« Quand tu veux tuer ton chien, tu lui dis qu'il a la rage »

Le maire de Montréal a plusieurs fois affirmé qu'il privilégie plutôt un lien en surface et accueille avec circonspection cette étude de l'AMT. Il a réitéré aujourd'hui qu'un lien en surface serait beaucoup plus économique pour les finances publiques.

« On est dans les derniers balbutiements de l'AMT. On va leur laisser rendre publique leur étude. Mais en autant que je suis concerné, entre payer 250 millions le kilomètre [pour un métro souterrain] et 60 à 70 millions [pour un lien en surface], je pense qu'on va regarder ça d'un autre oeil », a-t-il dit aux journalistes en après-midi.

C'est une étape de plus, mais [cette étude] n'est pas convaincante parce qu'on n'envisage pas les coûts là-dedans.

Le maire de Montréal, Denis Coderre

Le maire a aussi soutenu qu'il fallait « un nouveau projet » pour remplir les critères permettant à la Caisse de dépôt et placement du Québec de prendre part à l'investissement, en vertu du projet de loi 38 annoncé par le gouvernement Couillard. Rappelons que le projet de loi 38 étendra le mandat de la Caisse en l'autorisant à réaliser de grands projets de construction d'infrastructures au Québec.

Le maire a ainsi fait un parallèle avec le système léger sur rail (SLR) qui est privilégié pour le nouveau pont Champlain.

« On va laisser passer le projet de loi 38 et par la suite on va actualiser [nos choix]. Parce qu'il y a même une étude sur le SLR et le pont Champlain. Quand la Caisse va prendre ça en ligne de compte, ils vont finaliser leur propre étude », a-t-il dit.

Le ministre Poëti accusé de tergiverser

Le rapport de l'AMT vient par ailleurs contredire le ministre des Transports, Robert Poëti, qui affirmait en janvier que l'aménagement d'un train en surface était plus plausible à court terme et serait trois fois moins coûteux à réaliser qu'un projet en tunnel.

De son côté, le Parti québécois trouve que le gouvernement libéral a perdu un temps précieux en attendant cette étude de l'AMT, alors que les avantages du prolongement du métro sous terre étaient évidents dès le départ, selon le Parti.

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