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Une chaîne humaine autour de l'École St-Michel à Buckingham

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

 

Des parents, des enfants et des enseignants de l'école St-Michel à Buckingham ont participé ce matin au mouvement de chaînes humaines pour dénoncer les compressions en éducation. Le député de Papineau, Alexandre Iracà, comprend l'inquiétude dans la communauté, mais il réaffirme que son gouvernement maintiendra le cap.

Ils ajoutent leur voix à une centaine d'établissements, qui participent à ce mouvement dans plusieurs régions du Québec.

L'objectif de ces manifestations est de dénoncer les compressions du gouvernement Couillard dans le milieu de l'éducation.

La Commission scolaire des Draveurs (CSD) a, par exemple, récemment annoncé son intention d'abolir des postes d'éducateurs spécialisés et de diminuer des services individuels d'orthopédagogie.

« Surtout au niveau du nombre d'élèves par classe. Tout ça va affecter le climat dans la classe, donc les apprentissages », croit Isabelle Chaput, une mère de famille qui est aussi membre du conseil d'établissement à l'École Saint-Michel.

« Les bons élèves vont écoper aussi, parce que le professeur va avoir plus d'ouvrage avec ceux qui ont de la difficulté. »

— Une citation de  France Lajeunesse, éducatrice à l'École Saint-Michel à Buckingham

La chaîne vise à créer une protection symbolique, afin que l'école soit épargnée par les effets négatifs qu'auront ces coupes dans le milieu, selon les manifestants.

Avec des informations de Jérôme Bergeron

Iracà défend la réforme

De son côté, le député de Papineau, Alexandre Iracà, trouve que le fait que les citoyens, les enseignants et les enfants se mobilisent pour l'éducation est une bonne chose.

Cependant, il affirme qu'il y a 800 millions de dollars de surplus dans les coffres des commissions scolaires du Québec et qu'une réforme est possible sans que cela ait des conséquences dans les salles de classe.

« Il y a un rapport indépendant, qui est sorti il y a quelques jours, qui dit qu'il y a moyen de faire des économies de 146 millions à milliard de dollars, sans changer un iota dans les services aux élèves », soutient M. Iracà.

« Il y a dans le fonctionnement des choses à faire pour aller chercher des montants, qui feront en sorte qu'il n'y aura pas d'impacts dans le service. [...] Il ne faut absolument pas toucher aux services aux élèves, mais bien à la gouvernance. »

— Une citation de  Alexandre Iracà, député de Papineau

Alexandre Iracà a par ailleurs reconnu l'importance de tous les professionnels, dont les postes sont menacés, dans la réussite des élèves. Il se dit inquiet du fait que certaines commissions scolaires aient déjà commencé à annoncer des mises à pied.

Il rappelle que si les commissions scolaires prennent des décisions que le gouvernement trouve trop drastiques, il y a une possibilité de les mettre sous tutelle.

Par ailleurs, l'adjoint parlementaire du ministre de l'Éducation a confirmé que les crédits budgétaires alloués aux commissions seront annoncés au début du mois de juin. M. Iracà prévient que des efforts seront réclamés à ces organismes.

Quant au projet de loi sur les commissions scolaires, il sera déposé au début de l'automne.

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