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Les États-Unis retirent Cuba de la liste des États soutenant le terrorisme

Raùl Castro et Barack Obama

Photo : Jonathan Ernst / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les États-Unis ont officiellement retiré vendredi Cuba de la liste des États soutenant le terrorisme, une étape importante en vue du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Mais la levée des sanctions économiques américaines visant l'île n'est pas encore à l'ordre du jour.

Le président Barack Obama avait annoncé le 14 avril qu'il retirerait prochainement Cuba de la liste noire, ouvrant une période de 45 jours pendant laquelle le Congrès a pu examiner l'initiative de la Maison-Blanche.

Cette période a pris fin vendredi et le département d'État a formalisé la décision de Washington.

Barack Obama et Raul Castro, le dirigeant cubain, ont entamé en décembre dernier un processus devant mener dans un premier temps au rétablissement des relations diplomatiques, rompues depuis 1961, et à terme à une normalisation des relations entre les deux pays.

Le retrait de Cuba de la liste des États soutenant le terrorisme - sur laquelle l'île avait été placée en 1982 en raison du soutien de La Havane à des mouvements de guérilla en Amérique latine - est de ce point de vue une décision symbolique, mais dont les effets concrets risquent de se faire attendre pour la population cubaine.

Car si cette mesure lève théoriquement l'interdiction pesant sur l'aide économique et les ventes d'armes, les sanctions resteront en vigueur dans le cadre de l'embargo imposé depuis une cinquantaine d'années.

Les républicains furieux

« C'est une étape importante, mais d'un point de vue pratique, la plupart des restrictions liées aux exportations et à l'aide économique resteront en vigueur en raison de l'embargo total sur le commerce et les armes », souligne un responsable américain s'exprimant sous le sceau de l'anonymat.

Le Congrès à majorité républicaine a jusqu'à présent ignoré toutes les demandes de levée de l'embargo formulées par Barack Obama.

Le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, et Jebb Bush, possible candidat à l'investiture du parti en vue de la présidentielle de 2016, ont reproché à la Maison-Blanche d'avoir retiré Cuba de la liste des pays soutenant le terrorisme sans exiger en contrepartie une amélioration du respect des droits de l'homme dans l'île.

« Le président Obama semble préférer capituler devant nos adversaires plutôt que les combattre », a déclaré le frère de l'ancien président George W. Bush en qualifiant la décision de vendredi d' « erreur » et en appelant le Congrès à faire monter la pression sur Cuba.

Washington et La Havane ont mené depuis le mois de décembre quatre sessions de négociations à haut niveau et semblent proches d'un accord sur la réouverture d'une ambassade américaine dans la capitale cubaine.

Le département d'État devra donner un préavis de 15 jours au Congrès avant que cette initiative ne soit effective.

Le virage de Stephen Harper

En ce qui concerne les relations qu'entretient Cuba avec le Canada, il est à noter qu'Ottawa et La Havane ont instauré des relations diplomatiques officielles en 1945. Depuis la révolution cubaine, le Canada est l'un des seuls pays à avoir maintenu des relations diplomatiques avec le pays de Fidel Castro de façon ininterrompue.

À la suite du réchauffement des relations entre Washington et La Havane, le premier ministre canadien, Stephen Harper, a adouci le ton à l'égard du régime cubain.

Au terme du 7e Sommet des Amériques, Stephen Harper avait qualifié sa rencontre avec Raul Castro de « longue et de bonne discussion ». Le premier ministre canadien estimait auparavant que Cuba n'avait pas sa place à ce sommet, qui devait être « restreint aux pays démocratiques », selon lui. Mais M. Harper s'est ravisé, disant avoir été « convaincu qu'une approche différente est appropriée à l'heure actuelle ».

Avec les informations de Reuters

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