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Éducatrice accusée de leurre d'enfant : surprise et stupéfaction

Reportage : l’arrestation d’une éducatrice du service de garde de l’école primaire de la Farandole sème la consternation

L'arrestation jeudi d'une éducatrice du service de garde de l'école primaire de la Farandole pour leurre et incitation à des contacts sexuels surprend autant la direction que les parents dont les enfants fréquentent l'établissement.

Mélanie Roy, 36 ans, aurait utilisé un ordinateur pour obtenir des faveurs sexuelles d'un élève de 12 ans. Elle a été arrêtée à sa résidence de Charlesbourg, où du matériel informatique a été saisi.

Mme Roy, une mère de famille, aurait communiqué avec la présumée victime entre le 2 mars et le 8 avril pour l'inciter « à la toucher et à se toucher ».

Jean-François Parent, secrétaire général à la Commission scolaire des Premières-SeigneuriesJean-François Parent, secrétaire général à la Commission scolaire des Premières-Seigneuries

« Ça surprend »

Jean-François Parent, secrétaire général à la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, fait savoir que l'arrestation de l'employée a surpris tous les membres du personnel.

Il s'agit d'un cas unique dans l'histoire de la commission scolaire, assure-t-il.

« C'est sûr que c'est une situation qui est particulière pour le personnel. On ne se doute jamais, en tant que membre du personnel, en tant que collègue, en tant qu'équipe qu'une telle situation peut survenir. C'est sûr que ça surprend les membres du personnel », a dit Jean-François Parent vendredi matin.

La Commission scolaire des Premières-Seigneuries et la direction du service de garde de l'école primaire de la Farandole ont fait savoir qu'ils avaient procédé à la vérification des antécédents judiciaires de Mélanie Roy avant de l'embaucher.

Des parents stupéfaits

À l'instar de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, des parents d'élèves se disent stupéfaits. Ils sont néanmoins soulagés de l'arrestation de Mélanie Roy.

C'est le cas de Chantal Bouchard, mère d'une fillette. « C'est préoccupant parce que moi [...], la mienne, elle va au service de garde. Je me dis : "Moi, ma puce, elle a vraiment été en contact avec cette personne-là?" », s'interroge-t-elle.

Mélanie Roy à la centrale de police du parc Victoria, à Québec.Mélanie Roy à la centrale de police du parc Victoria, à Québec. Photo : Le Soleil/Patrice Laroche

Le son de cloche est le même du côté de Stéphanie Renaud, elle aussi mère d'une fillette. « C'est assez surprenant. Sûrement que l'école a quand même très bien fait sa job pour vérifier les antécédents de la personne, mais il peut y avoir des petites choses qui nous échappent », dit-elle.

Mélanie Roy a été suspendue de ses fonctions depuis le mois dernier.

Elle était employée par la Commission scolaire depuis trois ans et travaillait à l'école primaire de la Farandole depuis un an.

Mélanie Roy, qui demeure en liberté, n'a plus le droit de se trouver dans les lieux publics fréquentés par les enfants, comme les écoles, les garderies et les piscines publiques.

Elle reviendra devant le tribunal le 26 août pour la suite des procédures judiciaires.

Québec

Justice et faits divers