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Peter MacKay quittera la vie politique

Le ministre de la Justice, Peter MacKay

Le ministre de la Justice, Peter MacKay

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay, a confirmé qu'il ne briguera pas un nouveau mandat aux élections d'octobre prochain. Il demeurera cependant en poste comme ministre et député jusqu'à la tenue des élections.

M. MacKay en a fait l'annonce officiellement à Stellarton, en Nouvelle-Écosse, en présence du premier ministre, Stephen Harper.

Visiblement ému, Peter MacKay a expliqué ce départ par des raisons familiales.

Stephen Harper n’a pas manqué d’éloges pour parler de son ministre et de leur parcours politique commun.

Quand nous avons créé le nouveau parti conservateur du Canada, il y a près de 12 ans, il y avait deux signatures sur cet accord : la mienne et celle de Peter.

Une citation de :Le premier ministre Stephen Harper

MacKay vu par ses adversaires

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, décrit M. Mackay comme « un adversaire coriace ». « Mais je ne peux pas m'empêcher de constater qu'il y a beaucoup de gens qui veulent quitter le navire de l'amiral Harper ces jours-ci », ajoute-t-il.

Pour le député libéral, John McCallum, le départ de M. MacKay représente en quelque sorte le « symbole » de la « fin officielle de l'ère progressiste » au sein du parti.

L'ancien ministre libéral de la Justice Irwin Cotler a eu des propos élogieux pour M. MacKay. « Il était pour moi un collègue, mais aussi un ami. [...] Je lui souhaite bonne chance pour l'avenir », a-t-il affirmé plus tôt avant la période des questions aux Communes.

M. Cotler estime que le ministre démissionnaire aurait pu laisser une plus grande marque à titre de ministre de la Justice et procureur général du Canada s'il avait eu les coudées plus franches.

Pilier du gouvernement conservateur, M. MacKay a aussi été ministre des Affaires étrangères et ministre de la Défense nationale.

Élu pour la première fois à la Chambre des communes en 1997, M. MacKay a été réélu lors des scrutins de 2000, 2004, 2006, 2008 et 2011.

M. MacKay avait été le dernier chef du Parti progressiste conservateur avant qu'il ne fusionne avec l'Alliance canadienne pour fonder le Parti conservateur. Il représentait d'ailleurs l'aile plus progressiste de la nouvelle formation politique.

À l'aube de la cinquantaine, M. MacKay et son épouse attendent la venue d'un deuxième enfant. Une situation familiale qui pourrait expliquer, du moins en partie, la décision de l'homme politique.

Le départ de M. MacKay rappelle la démission de l'ancien ministre des Affaires étrangères John Baird. Ce dernier a quitté la vie politique en février dernier, démissionnant à la fois de ses fonctions de ministre et de député d'Ottawa-Ouest-Nepean, en Ontario.

« Dans tout gouvernement, il y a des gens qui arrivent et des gens qui partent », a commenté le collègue de M. MacKay et ministre fédéral des Infrastructures, Denis Lebel. « Le parti a une très grande profondeur, une grande qualité de députés, et on s'en va vers une élection. On aura d'excellentes candidatures. »

Je souhaite que la vie continue d'être bonne pour Peter MacKay.

Une citation de :Denis Lebel

Tout en ajoutant qu'ils étaient de bons amis, M. Lebel a précisé qu'il s'agissait « d'un cycle tout à fait normal dans tout parti électoral, dans tout gouvernement ».

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