•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Violence sexuelle : le CALACS francophone d'Ottawa inquiet pour les services en français

Les victimes d'agressions sexuelles peuvent ressentir des sentiments d'impuissance et de culpabilité.

Les victimes d'agressions sexuelles peuvent ressentir des sentiments d'impuissance et de culpabilité.

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

La direction du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) francophone d'Ottawa craint que la voix des femmes francophones soit oubliée dans le plan d'action du gouvernement ontarien pour lutter contre la violence sexuelle.

« Le CALACS francophone d'Ottawa est inquiet de l'absence de référence aux services en français dans le plan déposé en mars dernier », peut-on lire sur la page Facebook de l'organisme, qui tire la sonnette d'alarme.

La gestionnaire de l'organisme, Josée Guindon, s'inquiète de ne pas avoir d'information quant à son financement, qui devait être augmenté, selon le plan d'action contre le harcèlement et la violence sexuelle, présenté par la première ministre Kathleen Wynne en mars dernier. Elle s'attendait à recevoir des précisions budgétaires plus rapidement.

Mme Guindon déplore par ailleurs que « le CALACS francophone n'ait été invité à aucune des consultations, malgré le fait que nous sommes le premier CALACS francophone en Ontario. »

Elle rappelle qu'il y a 75 000 femmes francophones à Ottawa et « qu'une femme sur trois risque d'être victime d'agression sexuelle au cours de sa vie ». À son avis, la voix des femmes francophones d'Ottawa mérite d'être davantage entendue.

Une situation financière difficile

Cette situation soulève de l'inquiétude chez la gestionnaire de l'organisme, dans le contexte où le financement du CALACS francophone d'Ottawa ne lui permet pas de répondre adéquatement à la demande des femmes victimes ni d'offrir de bonnes conditions de travail à ses employés.

« Les employés n'ont pas vu leur salaire et leurs conditions de travail augmenter au cours des dix dernières années », souligne Mme Guindon. Elle précise que les salaires des intervenantes du CALACS francophone d'Ottawa sont 26 % moins élevés que ceux offerts pour des emplois similaires dans le domaine de la santé à Ottawa.

Le travail social, c'est une vocation. On donne de notre temps, on ne compte pas les heures de travail, on ne compte pas le bénévolat. Mais un moment donné, il faut survivre, il faut pouvoir payer les factures.

Josée Guindon, gestionnaire du CALACS francophone d'Ottawa

L'organisme a dû diminuer les heures de travail des employés pour permettre une légère augmentation des salaires, ajoute Mme Guidon. Cette mesure a permis aux travailleurs d'avoir un deuxième emploi pour arriver à joindre les deux bouts, mais elle réduit également l'offre de services.

Ottawa-Gatineau

Société