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La sécurité ferroviaire à nouveau remise en question

Radio-Canada

Des résidents du nord-ouest du Nouveau-Brunswick, dont des élus, remettent en question la sécurité ferroviaire à la suite du déraillement qui s'est produit mercredi à Rivière-Verte.

Des résidents du nord-ouest du Nouveau-Brunswick, dont des élus, remettent en question la sécurité ferroviaire à la suite du déraillement qui s'est produit mercredi à Rivière-Verte.

Peu avant 16 heures, trois wagons du CN ont quitté la voie ferrée. Ils étaient les derniers d'un convoi qui comptait entre autres une vingtaine de wagons-citernes. Ceux qui ont déraillé ne transportaient pas de matières dangereuses, mais ils ont déraillé tout près de résidences.

Danie Thibodeau a vu la scène. Elle a appelé les services d'urgence. Les déraillements l'inquiètent.

« Je reste juste chez mon chum à côté. Je suis originaire de Sainte-Anne, puis on reste en face des trains comme ça. C'est quand même assez épeurant. Tu as tout le temps une crainte que ça tombe. Là, c'est arrivé. Je suis encore plus craintive », affirme Danie Thibodeau, résidente de Rivière-Verte.

Le CN dit simplement que trois wagons ont déraillé, que le nettoyage a été complété durant la nuit, vers 2 h, et que le transport ferroviaire a ensuite repris.

Au moins quatre déraillements depuis 2014

Le CN enquête sur le déraillement de mercredi. Entre-temps, on ne sait toujours rien concernant le premier déraillement qui s'est produit à Saint-Basile le 26 janvier 2014.

Le Bureau de sécurité dans les transports du Canada n'enquêtera pas sur le déraillement de mercredi. Il n'enquête que sur celui survenu à Plaster Rock le 7 janvier 2014 et sur celui du 17 avril dernier à Saint-Basile. Son rapport définitif sur l'accident de Plaster Rock sera publié dans quelques mois.

Le BST a fait des recommandations concernant les wagons-citernes, mais il ne dénote pas de problème généralisé concernant l'état des rails dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick malgré le fait qu'il y a eu au moins quatre déraillements en 16 mois.

De nombreux élus et résidents s'interrogent sur l'état de la voie ferrée. Le maire de Rivière-Verte, Michel Leblond, croit qu'il faut revoir tout le système.

À Baker-Brook, par exemple, on voit des imperfections sur la voie, que ce soit des traverses pourries, des clous qui sortent des traverses, ou des pièces de métal qui sortent de terre sur la voie. Il est difficile de juger à quel point c'est problématique, mais les gens et les élus qui habitent près du chemin de fer s'inquiètent plus que jamais.

D'après un reportage d'Étienne Dumont

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