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Exclusif

Des agents de sécurité fédéraux temporairement privés de radiocommunication

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un commissionnaire dans un édifice du gouvernement fédéral (archives).

Un commissionnaire dans un édifice du gouvernement fédéral (archives).

Photo : Vidéo corporative du Corps des commissionnaires

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Certains agents de sécurité dans des édifices fédéraux à Ottawa et à Gatineau craignent pour leur sécurité et celle des fonctionnaires qui y travaillent. Depuis près de deux mois, des agents n'ont plus accès à un système de communication radio. En cas d'urgence, il leur serait difficile d'obtenir rapidement du renfort.

Un texte de Brigitte BureauTwitterCourriel

Le 1er avril dernier, la gestion des édifices fédéraux a changé de main. La firme Brookfield Johnson Controls a ainsi pris la relève de SNC-Lavalin.

Au moment de la transition, il y a près de deux mois, des agents de sécurité dans des édifices fédéraux, comme ceux de la Place du Portage à Gatineau, se sont vu retirer leur radio.

Les édifices fédéraux de la Place du Portage, à GatineauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les édifices fédéraux de la Place du Portage, à Gatineau. (27-05-15)

Photo : Radio-Canada

« [Dans] les tours où on travaille, il y a des indésirables en masse. Ça peut entrer en boisson, des toxicomanes, des fonctionnaires frustrés qui ont perdu leur emploi... Et il y a la menace terroriste », rapporte un agent de sécurité à qui Radio-Canada a parlé, et qui a demandé qu'on taise son identité par crainte de représailles.

Cet agent soutient également que ses collègues et lui ont diminué le nombre de patrouilles qu'ils effectuent dans les édifices fédéraux.

On n'est plus en sécurité. On s'en va faire une petite patrouille extérieure, c'est à nos risques. [...] Quand j'avais ma petite radio, je me disais : "Au moins, j'ai ça pour me protéger."

Un agent de sécurité, qui s'est exprimé sous le couvert de l'anonymat

Un autre agent de sécurité utilise quant à lui un téléphone cellulaire, mais dit que la communication n'est pas instantanée comme avec une radio.

Enquêtes de Brigitte Bureau

Réaction de l'employeur

Le Corps des commissionnaires, l'employeur de ces agents de sécurité, se fait rassurant et soutient que le problème sera réglé dans les prochains jours.

Paul Guindon, directeur général de la division d'Ottawa-Gatineau du Corps des commissionnairesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Paul Guindon, directeur général de la division d'Ottawa-Gatineau du Corps des commissionnaires. (27-05-15)

Photo : Radio-Canada

« On leur a fourni d'autres alternatives [sic] qui sont adéquates pour l'instant. Par exemple, téléphone cellulaire [...] système d'ordinateur, etc. [...] Ça peut être un peu plus long, ça peut être moins pratique, mais c'est quand même adéquat », affirme le directeur général de la division d'Ottawa-Gatineau, Paul Guindon.

Il y a eu une mésentente dans le contrat entre Brookfield et le gouvernement.

Paul Guindon, directeur général de la division d'Ottawa-Gatineau du Corps des commissionnaires

Pour des raisons de sécurité, Paul Guindon refuse de préciser le nombre d'agents touchés par cette mesure.

Des agents de sécurité ailleurs au pays sont-ils touchés?

Brookfield Johnson Controls refuse de dire si des agents de sécurité, ailleurs au pays, ont aussi été privés de radio, depuis le 1er avril dernier.

Brookfield gère 3800 édifices, installations et terrains fédéraux partout au Canada.

La firme a indiqué que les questions relatives à cette histoire devaient être soumises au ministère des Travaux publics. C'est ce que nous avons fait, tôt jeudi matin (28 mai).

Jusqu'à maintenant, Travaux publics a été incapable de répondre à cette question.

De plus, le ministère n'est toujours pas en mesure d'expliquer pourquoi des agents de sécurité se sont vu retirer leur radio quand Brookfield Johnston Controls a pris la relève de SNC Lavalin pour la gestion des édifices fédéraux.

SNC Lavalin soutient que les radios ne lui appartenaient pas et que la firme n'a donc pas retiré l'équipement.

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