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Fusillade à Moncton : une employée de la GRC partage son expérience du stress post-traumatique

Aviron sur la rivière des Mille-îles

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une répartitrice de la GRC qui travaillait le soir de la fusillade du 4 juin 2014 à Moncton, au Nouveau-Brunswick, recommande aux gens souffrant de stress post-traumatique de ne jamais hésiter à demander de l'aide.

La répartitrice Lisa Rouse participe ces jours-ci à une conférence sur le stress post-traumatique qui se déroule à Halifax. Dans une entrevue accordée à Radio-Canada Acadie, elle explique qu'au moment de la fusillade, elle recevait de nombreux appels du public. Elle devait rassurer les gens et transmettre l'information aux policiers.

Après les faits, Mme Rouse a souffert de stress post-traumatique. Elle a d'abord eu de la difficulté à reconnaître cette réalité.

« Je dirais que ç'a pris quelques semaines, peut-être même un mois, avant que je me sente comme : "Oh, wow, je ne me sens pas bien. J'ai vraiment besoin d'aide." On a tendance à dire : "Moi, je n'ai pas besoin d'aide." Ç'a été un processus de pouvoir dire que je ne me sens pas bien aujourd'hui », explique Mme Rouse.

Tous les êtres humains ressentent des émotions, ajoute Mme Rouse, et il ne faut pas tenter de les mettre de côté.

Je pense que le plus gros message, c'est que c'est correct de demander de l'aide. Si tu es ambulancier, pompier, on a toujours plus de misère à demander de l'aide. On a tendance à cacher nos sentiments.

Une citation de :Lisa Rouse, répartitrice de la GRC

Lisa Rouse a pris un congé pour se rétablir. À ce moment-là, son entourage comprenait mal ce qui se passait. Elle espère démystifier le stress post-traumatique.

« Après que ça c'était passé, je disais tout simplement au monde : "Tu sais, on a le [syndrome de stress post-traumatique]", et j'ai beaucoup de monde qui ne savait pas c'est quoi du tout. Ça fait qu'on a encore du travail à faire », dit-elle.

Le 4 juin 2014, un tireur a abattu trois agents de la GRC et il en a blessé deux autres. Le suspect a été arrêté au terme d'une chasse à l'homme qui a duré près de 30 heures et pendant laquelle les résidents du quartier ont été confinés dans leurs maisons. Justin Bourque a reconnu sa culpabilité pour ces gestes, et il a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération avant 75 ans.

Les événements seront soulignés par la communauté la semaine prochaine

La GRC a annoncé mercredi que le Carrousel de la GRC se produira le 4 juin à la Côte Magnétique de Moncton. Le spectacle est organisé par la Ville de Moncton et la GRC pour « remercier les citoyens pour leur soutien au cours de la dernière année ». 

La mémoire des gendarmes Doug Larche, Dave Ross et Fabrice Gevaudan sera également honorée lors du spectacle.

« Le spectacle permettra aux membres de la collectivité de se rassembler et de se souvenir du sacrifice ultime fait par trois policiers », affirme la GRC par voie de communiqué. 

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