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La VG critique l'UQTR et Hydro-Québec

Futur pavillon de l'UQTR à Drummondville
Futur pavillon de l'UQTR à Drummondville Photo: Ville de Drummondville

La vérificatrice générale du Québec met en cause la haute direction de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) pour sa gestion « déficiente » de projets immobiliers sur son campus, dans son rapport rendu public aujourd'hui.

La publication annuelle présente les observations de Guylaine Leclerc et les résultats relatifs à six missions de vérification « de l'optimisation des ressources ».

Ses recommandations les plus attendues portaient sur l'octroi de contrats pour la construction du campus de Drummondville de l'UQTR, plongée dans la controverse depuis plusieurs années. Ce campus d'envergure n'a jamais été justifié par l'université, estime la vérificatrice générale, et la fréquentation estimée de 1045 étudiants est considérée comme trop optimiste.

L'Université a également fait du fractionnement de contrat. Une firme d'experts en gestion de projet a entre autres obtenu de gré à gré six contrats de même nature, tous signés à la même date.

La vérificatrice générale, qui se penche sur les livres comptables de l'Université depuis l'automne, montre du doigt la haute direction et le conseil d'administration, qui « n'ont pas assumé pleinement leur rôle en matière de gouvernance ».

La rectrice Nadia Ghazzali n'a quant à elle « pas suivi toutes les saines pratiques de gestion pertinentes lors de la réorganisation administrative entreprise », poursuit la vérificatrice générale.

Depuis son entrée en fonction le 1er février 2012, Mme Ghazzali accumule les déboires. Elle a déjà été blâmée par une firme dans un audit externe pour ses « lacunes de gestion ». Ces lacunes, ajoutées à des contraventions alléguées aux règles éthiques, ont « alimenté les tensions existantes » au sein de l'équipe de direction, mentionne le rapport de la VG.

« Compte tenu du lien hiérarchique existant, l'UQ [l'Université du Québec] n'exerce pas un contrôle suffisant sur les activités de l'UQTR. Pour sa part, le ministère [de l'Éducation] n'a pas donné suite aux problèmes qui ont été maintes fois soulevés concernant la gouvernance des universités », conclut la vérificatrice générale.

Loto-Québec et Gentilly-2 visés

Dans son rapport, la vérificatrice générale s'est également penchée sur le cas de la centrale nucléaire de Gentilly-2, fermée à l'automne 2014.

Elle estime qu'Hydro-Québec aurait pu obtenir plus d'argent pour la vente d'équipements. L'équipement neuf, fait sur mesure pour la centrale et d'une valeur de 79 millions de dollars, aurait été vendu aux ferrailleurs pour la somme de 75 000 $.

La vérificatrice reproche entre autres à Hydro-Québec de n'avoir passé que trois mois à chercher des acquéreurs potentiels du domaine nucléaire à l'international avant de se tourner vers des ferrailleurs pour une vente au rabais.

Mme Leclerc a également présenté ses recommandations sur l'acquisition de biens et de services de Loto-Québec, qui pourrait, selon elle, être plus efficace dans ses appels d'offres.

Avec les informations de La Presse canadienne

Société