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45 secondes pour convaincre le pape de venir au Québec

Le premier ministre du Québec Philippe Couillard a remis deux cadeaux et une lettre d'invitation au pape, lors d'une brève audience, mercredi, place Saint-Pierre.

Photo : La Presse canadienne / AP/L'Osservatore Romano

La Presse canadienne

Le premier ministre du Québec Philippe Couillard refuse de se prononcer sur les chances que le pape François vienne au Québec en 2017, à l'occasion du 375e anniversaire de la fondation de Montréal.

« C'est difficile pour moi d'apprécier... 50-50. On verra avec le temps », a-t-il déclaré, au terme d'une brève rencontre avec le Saint-Père, mercredi matin, au Vatican, au terme d'une audience générale sur la place Saint-Pierre.

Philippe Couillard a profité de cette rencontre pour remettre au pape une lettre réitérant l'invitation officielle du gouvernement en vue de cet anniversaire. Le premier ministre lui avait déjà envoyé une première lettre officielle.

« Il l'a acceptée, je dirais, avec un beau sourire. Bien sûr, ce n'est pas sur une estrade comme celle-ci qu'il va nous donner sa réponse », a-t-il dit. « On s'attend bien sûr à une réponse, mais je ne pense pas qu'elle vienne tout de suite. Ça va prendre un peu de temps pour y donner suite. »

M. Couillard a rappelé que le maire de Montréal Denis Coderre était déjà venu au Vatican pour inviter le pape dans la métropole, et a indiqué qu'il avait lui-même fait des démarches auprès du nonce apostolique au Canada.

« Je pense que M. Harper vient également le mois prochain ici. Alors j'ai l'impression qu'il aura également l'occasion de réitérer le souhait que cette visite ait lieu ».

Le premier ministre dit avoir profité de son bref entretien pour souligner qu'il s'agissait d'un anniversaire « important » pour Montréal, mais aussi pour lui « rappeler l'importance de la religion catholique dans nos histoires, nos racines au Québec ».

Il est très au courant. Il connaît très bien le Québec, notamment à cause de ses collègues, Mgr Ouellet, Mgr Lacroix. Il est très, très sensible à la question québécoise.

Philippe Couillard, premier ministre du Québec

« Et il a eu ces mots très émouvants à la fin – ça m'a vraiment surpris et ému : "je vous demande de prier pour moi". Le pape me demande de prier pour lui. Je trouve ça surprenant et émouvant à la fois », a ajouté M. Couillard.

Le premier ministre dit avoir été impressionné de voir le pape devant une foule aussi imposante, alors que le soleil plombait sur la place St-Pierre. « Ça nous plonge dans l'admiration, pour sa foi, qui est évidente, sa force également ».

M. Couillard n'a pas voulu se prononcer lorsqu'on lui on a demandé s'il était d'avis qu'un passage du pape François pourrait ranimer la ferveur catholique au Québec. « C'est une personnalité aimée à travers le monde, par l'image d'humilité et de simplicité qu'il dégage. Je pense que les gens sont très sensibles à ça », a-t-il répondu.

C'est vrai que notre rapport à la religion catholique a changé avec les années, mais moi, ce que j'ai constaté, c'est que c'est encore très important pour beaucoup plus de gens qu'on pense. À L'Isle-Verte, à Lac-Mégantic, où sont allés les gens pour se rassembler quand le drame les a frappés? À l'église. Je pense que c'est encore important pour nous.

Philippe Couillard, premier ministre du Québec

La présence du crucifix à l'Assemblée nationale rappelle d'ailleurs cette importance de la religion catholique dans l'histoire du Québec. « C'est un peu l'interprétation que je lui ai donnée quand j'ai exprimé le souhait qu'il reste à son endroit actuel », a souligné le premier ministre.

« Ça fait partie de notre histoire, c'est un rappel de l'histoire du Québec », a-t-il ajouté. « Toutes nos institutions, scolaires et hospitalières, ont été fondées au début par les institutions religieuses. Et beaucoup restent associés, attachés à ça ».

Philippe Couillard dit avoir aussi remis deux cadeaux au souverain pontife : un bâton de pèlerin fait par un artisan de Saint-Félicien et des produits de la terre venant des pères trappistes de Dolbeau-Mistassini et des Vergers de Velours.

« On trouvait que c'était approprié, et surtout de notre région, du Lac-Saint-Jean, qui est bien sûr très chère à mon cœur », a-t-il dit.

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