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Caméras sur des autobus scolaires à Ottawa : le projet pilote semble porter fruit

Les caméras installées sur un autobus scolaire d'Ottawa.

Les caméras installées sur un autobus scolaire d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans le cadre d'un projet pilote, lancé au printemps dernier à Ottawa, des caméras ont été installées sur des autobus scolaires. Depuis le mois de janvier, des dizaines d'automobilistes se sont fait pincer.

L'objectif de cette initiative est de sévir contre les automobilistes, qui refusent de s'immobiliser lorsque les signaux des autobus scolaires sont activés.

Afin d'en tester l'efficacité, trois autobus du transporteur ML Bradley, à Navan, dans l'est d'Ottawa, ont été équipés de systèmes de surveillance.

Chaque dispositif comprend un assemblage de six cameras : deux visent l'arrière de l'autobus, une surveille le côté du véhicule, deux autres sont pointées vers l'avant et une dernière prend une vue d'ensemble de l'autobus, ainsi que de la rue.

Quand des images compromettantes sont tournées, elles sont ensuite téléversées par wifi, sur un serveur Internet. Le véhicule et sa plaque d'immatriculation y sont clairement identifiés, photographie et vidéo à l'appui.

Pas de contestations

Ce système, auquel peut accéder la police, a permis de donner 50 contraventions depuis janvier dernier. Aucun de ces conducteurs n'a contesté ces constats d'infraction, qui s'élève chacun à 490 $.

« Ils peuvent bien venir en cour pour contester, nos preuves sont solides. [...] C'est comme avoir un policier dans le bus en tout temps », affirme le sergent Mark Gatien.

Depuis janvier, nous avons donné 50 contraventions. Personne ne les a contestées.

Une citation de :Mark Gatien, sergent, police d'Ottawa

À Ottawa, un automobiliste pris en flagrant délit par une caméra installée sur un autobus n'écope pas de points d'inaptitude, puisque la caméra identifie seulement la plaque automobile.

Cependant, si un policier intercepte un automobiliste pour ce genre d'infraction, sept points d'inaptitude sont inscrits au dossier, puisque l'agent peut identifier le conducteur.

Ottawa :

2013 : 9 constats
2014 : 30 constats
2015 (jusqu'à ce jour, incluant le projet de caméra) : 50 constats

Gatineau : 

2014 : 33 constats d'infraction (269 $ et 9 points d'inaptitude)
2015 : 5 constats d'infraction (270 $ et 9 points d'inaptitude)

Un système qui pourrait s'étendre

Équiper un autobus scolaire avec une caméra coûte environ 1500 $, soutient le conseiller du quartier Cumberland, Stephen Blais, qui a lancé le projet pilote l'an dernier.

« Ce n'est pas beaucoup d'argent, quand on regarde le budget de la Ville. Mais ça donne à la police beaucoup d'options, et ça donne de la sécurité à notre communauté et à nos enfants », explique l'élu.

Ce projet découle du Programme d'amélioration de la sécurité routière d'Ottawa, qui cible la sécurité dans les zones scolaires. Il pourrait être étendu à d'autres quartiers de la capitale nationale, au cours de la prochaine année scolaire.

Des questions d'ordres légales, liées à la protection de la vie privée et à la collaboration des transporteurs, doivent aussi être évaluées.

Certaines municipalités, en Alberta et en Colombie-Britannique, ont équipé les autobus scolaires de telles caméras.

D'après un reportage de Stéphane Leclerc

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