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Compressions à l'aide sociale : des prestataires abandonnent leur thérapie

Radio-Canada

Les impacts des resserrements imposés au programme d'aide sociale se font déjà sentir dans plusieurs centres d'intervention des dépendances de la région.  Plusieurs clients se voient forcer d'abandonner leur thérapie.

Un texte de Julie St-LaurentTwitterCourriel

Depuis le début du mois, les prestataires d'aide sociale qui sont hébergés dans des centres de traitement des dépendances ont vu leurs revenus mensuels diminuer de 747 $ à 200 $. Plusieurs n'ont donc plus les moyens de payer la thérapie offerte au coût de 300 $.

Au Centre de traitement corps âme et esprit, à Sherbrooke, neuf personnes ont abandonné leur thérapie faute de revenus suffisants. Neuf autres personnes ont refusé d'y entrer. Le Centre a par ailleurs dû mettre à pied deux employés à temps plein en plus de réduire les heures de travail d'autres travailleurs.

Au Domaine Orford et à la Maison l'Intégrale, la réalité est la même. « Il y a un minimum de qualité de services qu'on doit donner à ces gens-là. La certification nous exige année après année davantage de normes, davantage de critères à respecter, mais on vient de nous couper en moyenne 25 % de nos revenus », déplore Robin Forter, fondateur du Domaine Orford, de la Maison L'Intégrale et de Toxi-co-gîte.

À écouter : entrevue avec Marie-Andrée Pelletier, coordonnatrice clinique au Centre de traitement corps, âme et esprit, et Langis Valque, bénéficiaire.

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Santé