•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Reboiser pour remplacer les frênes

Le reportage du journaliste Jean-Sébastien Marier
Radio-Canada

Alors que la Ville de Gatineau a récemment annoncé qu'elle consacrera des ressources supplémentaires à la lutte contre l'agrile du frêne, les ravages pourraient être de nouveau très importants cette année.

Coïncidemment, c'était un week-end de distribution d'arbres gratuits à Gatineau, une initiative d'Enviro Éduc-Action et du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, pour marquer le mois de l'arbre et des forêts.

Les citoyens, certains provenant de Maniwaki, venaient enjoués afin de récupérer un arbre. « J'adore les plantes, les arbres. Donc ça fait toujours plaisir », raconte un citoyen de Gatineau.

Selon l'adjointe à la direction d'Enviro Éduc-Action, Ajida Mujkic, l'événement servait à comprendre l'importance de protéger l'environnement et de planter des arbres.

L'objectif est particulièrement vrai, dans le contexte où l'agrile du frêne fait toujours des ravages à Gatineau.

« Il y a eu beaucoup de coupe d'arbres. Donc c'est important de replanter, puis c'est sûr que ça va prendre quelques années avant qu'ils atteignent leur maturité », explique Mme Mujkic.

L'an dernier, la Ville de Gatineau a abattu quelque 2000 frênes sur des terrains publics en raison de l'agrile. Elle a aussi accordé environ 6000 permis de coupe pour des arbres situés sur des terrains privés.

Les citoyens confrontés à un frêne infesté par l'agrile, un insecte dont les larves creusent des galeries sous l'écorce, ont seulement deux options. La première est de traiter l'arbre avec un insecticide, si on s'y prend assez tôt. La deuxième, c'est tout simplement la scie à chaînes.

Après que l'arbre eut été abattu, il est recommandé de replanter un arbre d'une autre espèce, afin d'encourager la biodiversité, selon l'arboriculteur-élagueur Oscar Valinas. « Que si jamais il y a une nouvelle maladie qui s'attaque aux arbres, mais on ne perd pas tous les arbres sur une rue comme qui est en train de se passer en ce moment », raconte-t-il.

De son côté, le coordonnateur en foresterie urbaine de la Ville de Gatineau, Alexandre Dumas, réfute les rumeurs que l'agrile pourrait s'attaquer à d'autres espèces, comme les lilas.

« C'est faux pour l'instant. Ce sont des hypothèses. Donc, il y a quatre cas qui ont été observés aux États-Unis l'année dernière sur des arbres à neige, qui sont un arbre de la même famille que le frêne, mais un arbre que l'on ne retrouve pratiquement pas au Québec » tient à rassurer M.Dumas.

Les experts de la Ville de Gatineau disent par ailleurs surveiller de très près l'évolution de l'agrile du frêne.

D'après le reportage de Jean-Sébastien Marier

Ottawa-Gatineau

Société