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François Bugingo perd ses tribunes

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François Bugingo

François Bugingo

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le 98,5 FM, TVA Nouvelles, Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec ont suspendu leurs collaborations avec François Bugingo le temps de vérifier les allégations de bidonnage dont il fait l'objet. Le journaliste spécialisé en information internationale compte défendre sa réputation.

Un article paru ce matin dans le quotidien La Presse affirme que François Bugingo a inventé de toutes pièces des reportages, de façon récurrente, et sur plusieurs années.

Le 98,5 FM a été le premier à réagir samedi. La direction de la station a annoncé la suspension du chroniqueur en attendant de « faire la lumière sur les événements ».

L'émission Laboratoire MAtv avec M. Bugingo, qui devait être diffusée samedi soir sur la chaîne MAtv, a aussi été retirée.

François Bugingo s'est dit « sidéré » par l'article du quotidien montréalais dans un message publié sur sa page Facebook. Il plaide avoir toujours rapporté une information « solide » et « vérifiée ».

Chers lectrices (eurs), auditrices (eurs), téléspectatrices (eurs) et amis partout sur la planète, comme vous, j’ai vu...

La FPJQ préoccupée

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) s'est dite « extrêmement préoccupée » par ces révélations et annoncé qu'elle se penchera sur le cas de François Bugingo.

« C'est un cas qui est très sérieux, qui est très grave. Nos inquiétudes sont que ça entache toute la profession, c'est que le public ne fasse plus confiance aux journalistes. Ce qui me rassure par contre c'est que c'est une journaliste qui a fait l'enquête, donc qui a vu l'intérêt public là-dedans », dit sa directrice, Caroline Locher. 

La Fédération peut, dans des cas très graves, suspendre ou expulser un membre, mais elle doit d'abord lui donner la chance de s'expliquer, dit-elle.

Une histoire qui fera école

Pour le chercheur en éthique du journalisme et professeur à l'Université d'Ottawa Marc-François Bernier, cette affaire n'est pas unique dans le monde, mais va faire école au Canada. « Je ne me souviens pas d'un cas aussi important au Canada. C'est quelque chose qui va marquer l'histoire du journalisme et qui va servir dans les salles de classe. »

Ce qu'il faut en retenir maintenant, estime-t-il, c'est l'importance pour les médias de faire enquête dès qu'ils sont informés d'irrégularités. « C'est inquiétant dans le sens que peut-être qu'il y a eu des indications qui n'ont pas été prises au sérieux par le passé par certains médias », ajoute-t-il.

Selon M. Bernier, quoi que dise maintenant François Bugingo, le mal est fait. « Visiblement sa carrière est terminée à titre de journaliste au Québec », dit-il. 

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a lui aussi jugé la situation « préoccupante ». « Je trouve ça surprenant que, dans un réseau médiatique sérieux, on puisse apparemment - car il faut que ce soit démontré - monter de toutes pièces des reportages et des histoires sur l'actualité internationale », a-t-il ajouté.

Au cours des dernières années, François Bugingo a en plus collaboré au Devoir et à des émissions à Radio-Canada et Télé-Québec.

Le journaliste n'a pas répondu aux demandes d'entrevue de Radio-Canada.

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