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La province s'affaire à bannir la thérapie de conversion

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

La Province du Manitoba a franchi une étape pour bannir la thérapie de conversion au sein de son système de santé. La ministre de la Santé Sharon Blady a annoncé vendredi que le gouvernement adoptera des mesures pour contrer cette pratique, qui est contestée dans plusieurs provinces canadiennes.

La thérapie de conversion ou thérapie de réorientation sexuelle est une approche pseudo-scientifique qui affirme que l'on puisse changer l'orientation sexuelle d'une personne de l'homosexualité à l'hétérosexualité.

Le Code manitobain des droits de la personne interdit la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle. Cela inclut la manière dont les soins médicaux sont prodigués, a souligné la ministre Blady.

« Le gouvernement manitobain considère que la thérapie de conversion n'a pas sa place au sein de notre système de santé publique », a-t-elle affirmé dans un communiqué de presse. « À cet effet, les professionnels de la santé ne doivent pas réclamer une rémunération pour ce service dans le cadre du régime d'assurance maladie du Manitoba. »

Santé Manitoba révisera les codes de déontologie et normes de pratique pour garantir que la technique thérapeutique ne soit pas considérée comme légitime, et qu'elle ne soit pas tolérée par les travailleurs de la santé.

Les offices régionaux de la santé du Manitoba devront également assurer qu'aucun professionnel de la santé ne fournit une thérapie de réorientation, surtout à des mineurs.

Selon l'avis de plusieurs experts, les thérapies dites « réparatives » peuvent être dangereuses pour la santé mentale des jeunes, pouvant même les pousser vers la dépression ou, dans certains cas, le suicide.

La ministre de la Santé a reconnu qu'il n'y avait aucune preuve que cette pratique existe au sein du système de santé. Cependant, elle encourage toute personne qui aurait suivi un tel traitement auprès d'un professionnel de la santé habilité à déposer une plainte.

Mme Blady estime que le gouvernement s'est voulu proactif, emboîtant le pas à une province comme l'Ontario qui a déjà pris position en avril.

La chef du Parti libéral Rana Bokhari a appuyé la décision du gouvernement néo-démocrate et a rappelé que son parti a été le premier à proposer l'interdiction de la thérapie de réorientation en avril.

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