•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fusillade du 22 octobre au Parlement : la police d'Ottawa fait son autocritique

Un policier d'Ottawa en action dans la capitale fédérale, le 22 octobre 2014.

Un policier d'Ottawa en action dans la capitale fédérale, le 22 octobre 2014.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Service de police d'Ottawa (SPO) reconnaît des lacunes dans son intervention à l'occasion des événements tragiques du 22 octobre dernier. Le SPO admet surtout des faiblesses sur le plan des communications.

Dans un rapport interne obtenu par CBC, les dirigeants de la police d'Ottawa révèlent que le plus important déploiement de policiers dans la ville, en un temps relativement court, n'a pas été planifié.

Un total de 300 policiers municipaux ont été déployés, dont plusieurs sur une base volontaire. Parmi eux, des agents en civil et des agents d'infiltration cagoulés. Dans la panique générale, des policiers ont été confondus avec des tireurs potentiels.

La présence de ces policiers, ainsi que celle d'autres personnes qui couraient dans toutes les directions, ont ajouté à la confusion.

« C'est une des améliorations que nous devons apporter. Il faut que le public puisse rapidement identifier nos policiers », relève un représentant de la police d'Ottawa, Mark Ford.

Le rôle des médias sociaux

Les médias sociaux ont également contribué à la confusion, qui a régné ce jour-là.

Mark Ford indique ainsi que le SPO recevait des appels de partout. Certains d'entre eux fournissaient des détails précis sur la présence de trois tireurs.

Toutefois, les policiers étaient au courant qu'ils ne faisaient face qu'à un seul tireur, une heure seulement après que Michael Zehaf-Bibeau eut été abattu, soit peu avant midi. Pourtant, le public n'a été informé de ce constat qu'en début de soirée.

Le représentant de la police d'Ottawa admet qu'une présence soutenue des policiers sur les médias sociaux aurait contribué à diminuer le nombre d'appels et à rassurer le public plus rapidement.

Le rapport du SPO fait également état des problèmes liés aux équipements déficients et à l'insuffisance d'autopatrouilles.

Un autre rapport attend d'être publié. Il s'agit de celui de la Police provinciale de l'Ontario (PPO) sur l'intervention de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), lequel a été déjà transmis au président de la Chambre des communes.

D'après le reportage de Nathalie Tremblay et de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !