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Le camp du FRAPRU se poursuivra malgré son démantèlement, dit François Saillant 

Les policiers étaient présents en force et les manifestants n’ont pas eu le temps d’installer leur camp.

Photo : Danny Gosselin

Radio-Canada

Le camp « pour le droit au logement » initié par le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) se poursuivra malgré son démantèlement, selon son coordonnateur François Saillant. La police est intervenue cet après-midi avant même que les grandes tentes communes soient installées.

 Le camp n’est pas fini, il peut se retrouver ailleurs. 

François Saillant

Par cette manifestation, le FRAPRU voulait sensibiliser le grand public et les élus aux problèmes de logement et d'itinérance en ville.

L’occupation devait avoir lieu d’une façon permanente dans un parc situé près du quartier général du Service de police de la ville de Montréal, non loin de la Place des arts.

Les policiers ont d’abord prié les manifestants de quitter les lieux en menaçant de saisir tentes et équipements en cas de refus d'obtempérer. Une majorité d’entre eux a accepté de plier bagage. Trois personnes ont été arrêtées.

Même si le maire Denis Coderre a dit comprendre les motivations du FRAPRU, il n’a jamais été d’accord avec l’idée d’une occupation d’un lieu public au centre-ville de Montréal.

Le camp « pour le droit au logement » annoncé depuis des mois, a recueilli l’appui de plusieurs personnalités comme la comédienne Andrée Lachapelle, le metteur en scène Robert Lepage, l'humoriste Lise Dion, le comédien Michel Côté, le docteur Réjean Thomas, le cinéaste Hugo Latulippe, les comédiennes Sylvie Legault et Véronique Le Flaguais et bien d'autres.

Le cri d’alarme de François Saillant

En entrevue à Radio-Canada, le coordinateur du FRAPRU  a rappelé que 270 000 ménages ont besoin d'un logement social à l'échelle du Québec. Montréal compte 58 000 logements sociaux alors que les besoins sont estimés à 165 000. Quelque 24 000 personnes sont sur une liste d’attente, ajoute-t-il.

Quand tu as un logement social subventionné, tu perds 25 % de tes revenus pour te loger au lieu de 50 %, 80 % et même dans certains cas plus de 100 % du revenu qui passe au loyer.

François Saillant, coordonnateur du FRAPRU

M. Saillant déplore le manque d’intérêt dont font preuve les gouvernements. Il reproche particulièrement au gouvernement fédéral son retrait du financement du logement social.

Le camp spontané du FRAPRU au centre-villeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le camp spontané du FRAPRU au centre-ville

 

Avec les informations de La Presse canadienne

Société