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Syrie : la cité antique de Palmyre contrôlée par des djihadistes

Ruines de Palmyre, en Syrie |© iStock

Reuters

Le groupe armé État islamique (EI) a revendiqué jeudi dans un communiqué la prise de la totalité de la ville syrienne de Palmyre après avoir mis en déroute mercredi les troupes gouvernementales qui la défendaient.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui documente le conflit syrien, indique de son côté que les combattants djihadistes ont également pénétré sur le site archéologique le plus célèbre de Syrie, situé au sud-ouest de la ville moderne de Palmyre.

Le directeur de l'OSDH, Rami Abdoulrahman, précise ne pas avoir été informé pour le moment de destructions du type de celles auxquelles se sont livrés les intégristes dans plusieurs cités antiques irakiennes.

Dans un communiqué diffusé sur Twitter, l'EI dit avoir pris Palmyre, y compris sa base aérienne et sa prison, à la faveur de l'« effondrement » des forces du président Bachar Al-Assad, dont les médias officiels syriens ont reconnu mercredi soir la retraite en direction de Damas.

Les troupes gouvernementales « ont laissé de nombreux morts derrière elles », affirme le communiqué selon lequel les corps recouvrent la principale place de la ville.

D'après l'OSDH, les combats autour de Palmyre ont fait au moins une centaine de morts dans les rangs des forces progouvernementales depuis mercredi.

Les djihadistes ont notamment conquis l'aéroport militaire, qui servait de base arrière aux dernières forces de Bachar Al-Assad résistant encore à l'EI dans la province de Deir Ezzor, le long de la frontière irakienne.

Ils ont également planté leur drapeau noir sur le siège des services de renseignement et sur la prison de la ville, la plus grande et l'une des plus tristement célèbres du Proche-Orient.

Palmyre, appelée Tadmour en arabe et située à environ 240 km au nord-est de Damas, est la première ville d'importance prise au régime syrien par l'EI, qui avait jusqu'à présent concentré ses attaques sur les mouvements rebelles, y compris ceux islamistes.

En s'emparant de la ville et de la vaste région désertique qui l'entoure, l'organisation djihadiste peut revendiquer le contrôle d'environ la moitié de la Syrie.

La plupart de ces territoires sont toutefois quasiment inhabités, puisque la population se concentre à Damas et le long de la frontière libanaise et de la côte méditerranéenne, dans une « Syrie utile » dont l'armée syrienne a fait sa priorité.

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