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De la salive pour résoudre le mystère du bégaiement

De la salive pour résoudre le mystère du bégaiement
Radio-Canada

L'Institut de traitement et de recherche du bégaiement (ISTAR) à l'Université de l'Alberta demande aux Albertains bègues et à leur famille de se départir d'un peu de leur salive pour établir une banque de données génétiques dans l'espoir de mieux comprendre les mécanismes du bégaiement.

L'ISTAR a déjà collecté 150 échantillons au cours des deux dernières années, mais espère en obtenir beaucoup plus pour trouver un traitement à ce trouble de la parole. L'Institut souhaite effectuer le séquençage de l'ADN de tous ses échantillons pour déterminer quel gène est responsable du bégaiement.

Le directeur de l'Institut, Deryk Beal, explique que l'origine du bégaiement est très complexe. Récemment, les chercheurs ont établi que les mutations génétiques jouent un rôle, mais le lien de cause à effet n'est pas toujours direct.

Le directeur de l'ISTAR montre la fiole qui permet de récupérer un échantillon de salive.Le directeur de l'ISTAR montre la fiole qui permet de récupérer un échantillon de salive. Photo : ICI Radio-Canada

« La génétique contribue à la probabilité de bégayer en interaction avec l'environnement familial et d'autres facteurs », indique M. Beal.

Certaines personnes qui ont une mutation génétique ne présentent aucun symptôme. D'autres, qui suivent avec succès des thérapies du langage, ne sont jamais guéris et doivent appliquer ces thérapies pour toute leur vie.

C'est le cas de Josh Ukrainetz, un Albertain de 13 ans. Après 10 ans de travail avec un orthophoniste, son bégaiement est presque imperceptible, mais l'effort est toujours présent. « Quand tu parles, tu as presque de la tension dans la bouche et tu ne peux pas dire ce que tu veux. Les mots ne sortent pas », explique l'adolescent qui a fourni sa salive à l'ISTAR.

Trouver le gène responsable et comment il agit permettrait de mieux traiter les bègues, voire même de les guérir, selon le directeur de l'Institut, Deryk Beal.

L'ISTAR, qui a bâti à ce jour la plus grosse banque de données d'ADN pour le bégaiement au Canada, cherche encore du financement pour effectuer le séquençage, qui peut coûter jusqu'à 1000 $ par échantillon.

Alberta

Santé