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Le maire Coderre ne veut pas du camp du FRAPRU au centre-ville

Denis Coderre, maire de Montréal

Denis Coderre, maire de Montréal

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a dit mercredi ne pas vouloir sur son territoire du camp d'occupation du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) qui vise à dénoncer le manque de logement social au Québec.

Le camp « pour le droit au logement » doit être monté jeudi à un endroit encore gardé secret du centre-ville de Montréal. Il est prévu pour une durée « indéterminée ».

Une centaine de personnes doivent s'y installer, dont des familles avec enfants et des personnes handicapées. On y verra des personnes aux prises avec des problèmes de logement, des locataires de logements sociaux ainsi que des militants sur la question du logement, promet le FRAPRU.

Le maire Coderre s'est dit très sensible à la question du logement social et se dit prêt à faire des conférences de presse sur le sujet, avec le FRAPRU. Et il juge que les gouvernements pourraient en faire plus pour le logement social.

Mais il ne veut pas d'un camp.

« La question d'un camp d'occupation, je ne peux pas accepter cela », a-t-il répété au terme d'un point de presse sur un autre sujet.

Il est d'avis que l'installation d'un camp peut « augmenter la dangerosité », amener des problèmes de sécurité et de risques d'incendie. Des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale peuvent s'y retrouver en situation vulnérable, a ajouté M. Coderre.

« Je veux protéger la population et même les gens qui en feront partie [du camp] », a dit le maire.

« Ça peut déraper. Vous vous rappelez ce que ça a fait avec Occupy? », a-t-il lancé en référence au camp similaire qui avait été installé il y a quelques années, au square Victoria.

Le maire de Montréal d'alors, Gérald Tremblay, l'avait toléré quelque temps. Mais, finalement, les autorités avaient démonté le camp, officiellement pour des raisons de sécurité publique.

Interrogé à savoir s'il ordonnera le démantèlement du camp s'il est effectivement érigé, le maire a évité de répondre directement : « il n'y a pas de règlement qui permet ça de toute façon ».

Initialement, le FRAPRU avait appelé M. Coderre à tolérer le campement. Ce dernier avait alors indiqué qu'il voulait d'abord discuter avec les responsables de l'organisation.

Au cours des derniers mois, le FRAPRU a fait connaître l'appui d'une quarantaine de personnalités à cette cause, parmi lesquelles la comédienne Andrée Lachapelle, le metteur en scène Robert Lepage, l'humoriste Lise Dion, le comédien Michel Côté, le docteur Réjean Thomas et le cinéaste Hugo Latulippe. Certains ont même rencontré la presse pour expliquer leur appui à la cause.

Le FRAPRU a aussi fait savoir que les campeurs-manifestants devront respecter un code de vie et notamment ne pas consommer d'alcool ni de drogues.

Pour le FRAPRU, Montréal n'est pas la cible du camp, mais plutôt les politiques actuelles des gouvernements fédéral et québécois, car celles-ci menaceraient l'avenir du logement social.

Société