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Pesticides : les apiculteurs veulent un resserrement des règles

Radio-Canada

Les apiculteurs de la province demandent au gouvernement d'agir pour resserrer les règles d'utilisation des pesticides. Ils estiment que Québec et Ottawa tardent à réagir, alors que le gouvernement américain vient d'annoncer une série de mesures pour freiner le déclin des populations d'abeilles.

« Je ne dis pas nécessairement de bannir les pesticides et de devenir tout le monde bio. Ce n'est pas ça du tout l'enjeu qui est là , mais d'avoir une agriculture avec une utilisation des pesticides plus réfléchie », précise Mireille Lechasseur de la miellerie Le Chateau Blanc de Rimouski.

L'entreprise élève des abeilles et produit du miel depuis près de 30 ans . Mais ces dernières années, les choses se sont compliquées. Un parasite ( le Varoa) et l'utilisation de certains pesticides ont causé la mort d'une partie des colonies .

De plus, les abeilles ont de plus en plus de difficultés à se nourrir, puisque les agriculteurs produisent de moins en moins de fourrage et de plus en plus de grains, afin de rentabiliser leur production agricole.

« Souvent les producteurs qui grossissent ont besoin de faire du grain. Nous les abeilles ont besoin de fourrage, du trèfle, de la luzerne », explique Mireille Lechasseur.

Des actions énergiques aux USA

Aux États-Unis, l'administration Obama a pris le taureau par les cornes avec une série de mesures pour venir en aide aux abeilles dont les populations sont en déclin. Les autorités américaines veulent favoriser la production de fourrage et possiblement limiter l'utilisation de certains pesticides appelés « néonicotinoïdes » mis en marché depuis les années 90 et dont les effets seraient très néfastes sur les abeilles.

Au Québec, de telles mesures se font attendre. Pourtant, les scientifiques estiment que depuis 10 ans, les abeilles ont été décimées par une combinaison de problèmes de nutrition, de parasites et de pesticides. « On traîne de la patte au Québec, mais on traîne de la patte au Canada aussi », soutient l'apicultrice rimouskoise .

Les apiculteurs rappellent que les abeilles sont nécessaires pour polliniser les fruits et les légumes et que depuis les dix dernières années, de deux à trois plus de ruches sont nécessaires pour produire la même quantité de miel.

D'après les informations recueillies par Paul Huot

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