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Des chargés de cours de l'UQO dénoncent des « congédiements déguisés »

La façade de l'Université du Québec en Outaouais (UQO). (nov 2014)
La façade de l'Université du Québec en Outaouais (UQO). (nov 2014) Photo: Radio-Canada

La présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCC-UQO), Marie-Josée Bourget, soutient que les nouvelles exigences de qualification professionnelle adoptées au Département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) excluent plus de la moitié des chargés de cours.

Selon les critères d'embauche récemment établis par l'assemblée départementale des sciences de l'éducation de l'UQO, il est maintenant demandé aux chargés de cours d'avoir une expérience d'enseignement minimale de cinq ans dans une école primaire, depuis 2001, ou de cinq ans dans une école secondaire, depuis 2004.

Marie-Josée Bourget soutient que cette décision équivaut à un « congédiement déguisé » de plus de 50 % des membres de son syndicat.

« On a parmi nos membres, d'anciens directeurs ou directrice d'écoles. On a même des directeurs généraux de commissions scolaires. Donc, toutes des personnes qui ont travaillé à l'UQO et à qui on dit maintenant: " Non merci " », déplore-t-elle.

On jette nos membres à la poubelle. Sous prétexte qu'ils n'ont pas enseigné dans les écoles primaires et secondaires pendant cinq ans depuis 2001 ou 2004, on ne leur permet plus d'enseigner.

Marie-Josée Bourget, présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCC-UQO)

Selon elle, il aurait tout simplement fallu que les nouveaux chargés de cours soient embauchés selon ces critères, mais qu'une clause de droit acquis soit mise en place pour ceux qui travaillaient déjà.

Un critère qualifié de « discriminatoire »

Bien qu'elle reconnaisse que ce critère ait pour but de garantir le niveau de compétence et la qualité des enseignants, Marie-Josée Bourget rappelle qu'il n'y a pas une telle exigence pour les professeurs. Elle estime qu'il s'agit d'un traitement inéquitable et inacceptable.

Cette nouvelle disposition constituerait en outre, selon Mme Bourget, une « discrimination flagrante » au regard de l'âge des personnes touchées, qui sont souvent très expérimentées.

La présidente du SCCC-UQO souligne par ailleurs que plusieurs de ces chargés de cours sont des superviseurs de stage, donc ils sont toujours en contact avec la réalité du milieu.

« On doit faire un peu de pression pour que les choses avancent. On a une lueur [d'espoir] de pouvoir arriver à un développement dans cette situation-là », croit Marie-Josée Bourget.

Des discussions ont été entamées, mercredi matin, entre la partie patronale et syndicale. Le directeur du Département des sciences de l'éducation, David Lefrançois, n'a pas souhaité commenter le processus pour le moment.

Le recteur de l'UQO, Denis Harrisson, ne réagira pas non plus, puisque les changements aux règles de qualification des enseignants ne relèvent pas de lui.

D'après des informations du Midi-trente Ottawa-Gatineau

Ottawa-Gatineau

Éducation