•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Carbonleo défend son projet Royalmount à l'angle des autoroutes 15 et 40

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Maquette du RoyalMount présentée par le promoteur Carbonleo.

Maquette du RoyalMount présentée par le promoteur Carbonleo.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le promoteur Carbonleo a défendu mercredi la pertinence du mégacentre commercial qu'il souhaite construire d'ici 2021, au coût de 1,7 milliard de dollars, à l'angle sud-ouest des autoroutes 15 et 40, à Mont-Royal. Il assure que les autres pôles commerciaux de Montréal n'en souffriront pas.

Le projet, baptisé Royalmount, prévoit la construction de 160 boutiques - dont de « grandes bannières » actuellement absentes du paysage commercial québécois - de deux hôtels, d'immeubles de bureaux, de plus de 50 restaurants, d'une salle de spectacle pouvant accueillir jusqu'à 3000 personnes, de salles de cinéma et d'un cinéparc sur un toit vert, d'un parc aquatique et d'une patinoire extérieure.

Aucun volet résidentiel n'est prévu, puisque des milliers de logements doivent être construits dans le secteur. Par ailleurs, pour des raisons d'espace, il n'est pas question que le Royalmount accueille des magasins à grande surface, comme un Canadian Tire ou un Walmart.

Claude Marcotte, vice-président de Carbonleo, a expliqué que le projet ne préconisera « pas du tout la même approche » que le Quartier Dix30 de Brossard, un centre commercial également développé par son groupe. Celui du Royalmount s'adresse à une « autre clientèle, qui vit du divertissement », dit-il. Le président du conseil d'administration de Carbonleo, Andrew Lutfy, affirme que 80 % des efforts du promoteur seront consacrés aux projets de divertissements. 

M. Marcotte affirme plutôt que le projet Royalmount est « conçu autour du piéton », et qu'il sera particulièrement bien servi par les services actuels de transport en commun, et notamment par le métro de la Savane. Ce dernier devrait être relié au mail principal par une passerelle de 45 à 60 mètres, qui constituera un « geste architectural important » évoquant le High Line de New York, a-t-il dit.

Selon le vice-président de Carbonleo, le développement du projet Royalmount constitue une « opportunité de revitaliser un secteur qui est vraiment désaffecté », actuellement occupé par des terrains vacants à vocation industrielle. Il affirme que le projet pourrait se traduire par la création de 15 000 emplois et des revenus fonciers annuels de 40 millions de dollars pour la Ville de Mont-Royal et Montréal.

Un impact minime pour la circulation

Claude Marcotte soutient que des études effectuées par la firme d'ingénieurs WSP Global (anciennement connue sous le nom de Genivar) avancent que l'impact du projet sur la circulation sera minime; selon eux, environ 20 000 véhicules y viendraient chaque jour, ce qui représente une augmentation de 5 % par rapport au nombre de véhicules empruntant les autoroutes 15 et 40 chaque jour.

M. Marcotte a aussi minimisé l'impact du projet sur les autres pôles commerciaux de la grande région de Montréal. Il assure par exemple que son projet ne nuira pas à la rue Sainte-Catherine, où les commerces effectuent plus de 65 % de leurs ventes, selon lui, à des gens travaillant dans le secteur ou des touristes. Il ajoute d'ailleurs que Carbonlea participe à un projet de revitalisation sur Sainte-Catherine, en collaboration avec Ogilvy et Holt Renfrew.

Il soutient en outre que les centres commerciaux dits locaux, comme la Place Vertu, offrent plutôt des biens courants, durables et semi-durables, ce qui ne sera pas le fonds de commerce de Royalmount. Les centres commerciaux dits intermédiaires, comme le Centre Rockland ou la Place Versailles, vont quant à eux s'adapter. « La concurrence, c'est le moteur de l'innovation. Ils vont s'adapter à l'offre et la demande ». Les rues commerciales vivent pour leur part de commerce de proximité, a-t-il ajouté.

Selon M. Marcotte, 80 % des ventes effectuées au Royalmount proviendraient plutôt des quelque 900 000 résidents vivant à proximité du secteur. Il affirme que ces gens dépensent 8,7 milliards de données par année en produits de consommation, mais que 36 % de cette somme est dépensée à l'extérieur du secteur parce que les gens n'y trouvent pas ce qu'ils cherchent à l'heure actuelle. Carbonleo croit pouvoir récupérer 11 % de ces 3 milliards. 

Conseillé par la firme de relations Cohn & Wolfe, M. Marcotte n'a pas ménagé les superlatifs pour décrire la nature du projet, qui n'est jamais présenté comme un centre commercial, mais plutôt comme un « pôle urbain multifonctionnel ».

Il a notamment évoqué un « prototype audacieux et visionnaire de centre hybride intérieur/extérieur », un « écosystème de loisirs et d'activités commerciales extraordinaires » ou une « nouvelle expérience urbaine » offrant notamment une « expérience immersive inédite ».

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !