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Hausse du trafic de personnes en Ontario

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À Winnipeg, la police a mené une opération pour venir en aide aux jeunes impliqués dans l'industrie du sexe.

À Winnipeg, la police a mené une opération pour venir en aide aux jeunes impliqués dans l'industrie du sexe.

Photo : Ici Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une députée conservatrice prévient que le trafic d'êtres humains est un problème qui ne fait qu'empirer en Ontario. 

La motion non contraignante, présentée par Laurie Scott à l'Assemblée législative ontarienne, connaît un accueil mitigé, notamment en ce qui a trait à la formation d'une équipe d'intervention provinciale pour lutter contre le phénomène.

C'est la forme de criminalité qui connaît la plus forte croissance en Ontario.

La députée conservatrice Laurie Scott

Contrairement à une idée répandue, les victimes de la traite des personnes sont, dans la plupart des cas, nées en Ontario, selon la députée. Laurie Scott affirme, par exemple, qu'il s'agit souvent d'adolescentes destinées à la prostitution.

Intervenir avant qu'il ne soit trop tard

En ce moment, seules certaines municipalités, comme Ottawa ou Toronto, sont dotées d'unités spécialisées dans le trafic d'êtres humains.

La présidente de l'Alliance contre l'esclavage moderne, Karlee Ann Sapoznik, estime que la création d'une équipe d'intervention provinciale est une excellente idée. « L'Ontario a un des pires systèmes et plan d'action en ce moment, dit-elle. La Colombie-Britannique, l'Alberta et le Manitoba ont une longueur d'avance. »

Pour sa part, la porte-parole d'un organisme de defense des droits des travailleuses du sexe, Frédérique Chabot, n'est pas convaincue. Selon le groupe Power, l'argent serait mieux utilisé ailleurs. « On a déjà des outils et des solutions, souligne-t-elle. La répression policière fait partie de ce qui contribue à la vulnérabilité dans l'industrie du sexe. »

La motion de Laurie Scott a reçu l'appui de tous les partis de la législature, mais la députée doute encore des intentions du gouvernement. Elle compte sur la pression du public pour le forcer à agir.

D'après le reportage d'Alex Boissonneault

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Ontario