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Immobilier : il faut mieux suivre les investissements étrangers, dit Kennedy Stewart

Une maison à vendre à Vancouver

Une maison à vendre à Vancouver

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député fédéral britanno-colombien Kennedy Stewart veut que Statistique Canada et la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) suivent de plus près le nombre de propriétés canadiennes aux mains d'investisseurs étrangers.

Le représentant néo-démocrate de Burnaby-Douglas a déposé une motion en ce sens à la Chambre des communes en novembre. Il y propose que le gouvernement fédéral établisse une stratégie du logement abordable qui comprend une évaluation de l'impact des investisseurs étrangers et des taux d'inoccupation sur le prix élevé de l'immobilier dans la région de Metro Vancouver.

« Le gouvernement fédéral s'est simplement retiré du marché de l'immobilier dans les années 1990 et a laissé les municipalités et les provinces se débrouiller avec sa gestion », explique Kennedy Stewart. « Toutefois, personne n'est mieux placé pour établir avec justesse l'effet de la spéculation immobilière, qu'elle soit nationale ou étrangère, sur le prix de l'immobilier à Vancouver que la SCHL et Statistique Canada », note-t-il.

« Il y a plus de 4000 gouvernements locaux au Canada et de laisser le soin aux petites municipalités de faire la part des choses est un problème de taille », ajout-t-il. « Le gouvernement fédéral est là pour quelque chose et il devrait fournir les informations sur cette question aux municipalités et aux provinces. »

La maison mince de Vancouver qui s'est vendue 1,35 million de dollars la semaine dernière.
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Cette maison mince située dans le quartier Point Pleasant de Vancouver s'est vendue 1,35 millions de dollars la semaine dernière.

Photo : privatepropertyrealty.com

Plusieurs résidents de la Colombie-Britannique sont frustrés de ne pas pouvoir se permettre le prix exorbitant d'une maison dans Metro Vancouver. Une frustration qui a récemment fait surface dans les médias sociaux quand une citoyenne a affiché le micromessage : #jenaipas1million (#donthave1million) accompagné d'une pétition en ligne qui demandait à la première ministre Christy Clark d'imposer les investisseurs étrangers qui achètent des propriétés en Colombie-Britannique.

Un nombre élevé d'investisseurs étrangers entraîne une augmentation des prix de l'immobilier et Kennedy Stewart explique qu'il existe des méthodes pour limiter leur nombre. Par contre, il ajoute qu'avant tout il faut établir s'il y a véritablement un nombre élevé d'investisseurs étrangers dans le marché immobilier de Metro Vancouver.

« C'est un rôle que peut jouer le fédéral, il peut modifier la façon dont sont enregistré les achats immobiliers et peut même imposer une taxe plus importante à ceux qui détiennent plus d'une propriété », dit-il. « La clef c'est de s'assurer que vous avez toutes les informations nécessaires pour connaître les tendances dans chaque communauté. »

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