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Naissance en direct de faucons pèlerins à l'Université de Montréal

Faucons de l'Université de Montréal

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après 40 jours de couvaison, un premier oisillon est sorti de sa coquille, mardi soir, dans le nid des faucons qui nichent au sommet de la tour de l'Université de Montréal. Des caméras filment les oiseaux de proie en permanence, ce qui donne à cette naissance, et aux autres attendues au cours des prochains jours, des allures de téléréalité.

Un texte de René Saint-LouisTwitterCourriel

Depuis l'accouplement en mars, la ponte en avril et la couvaison, cela fait des semaines que les milliers d'abonnés de la page Facebook « Les faucons de l'UdeM » attendent cette naissance. Si tout va bien, trois autres oisillons naîtront au cours des prochains jours.

Pour voir cette vidéo sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

La saison des amours a été plutôt rocambolesque cette année pour Spirit, la femelle qui niche à l'université depuis 2009. L'ornithologue Richard Dupuis, raconte ce qui s'est passé : « Nous avons eu un changement dans le couple à deux reprises. À une certaine période, c'était un des jeunes de Spirit qui lui tenait compagnie dans le couple. Il s'appelle Éole et est né en 2011. Puis est venu un intrus qui l'a chassé et a pris la relève alors que la ponte était commencée ».

Le mâle qui a couvé les oeufs n'est donc pas nécessairement celui qui les a fécondés, poursuit Richard Dupuis. Mais, heureusement, depuis tout se passe bien, explique-t-il.

« Jusqu'à présent, il a fait un très bon travail comme futur papa. Il s'est occupé des œufs. Il a fait la couvaison et il a été chercher les repas quand c'était le temps pour Spirit. »

Cette année, un nombre record de faucons pèlerins nichent à Montréal. Comme la majorité porte une bague à la patte, il a été possible de constater que plusieurs sont les petits de Spirit des années passées. Des nids ont été observés sur plusieurs ponts (Champlain, Mercier, Larocque, et Pont de l'Île-aux-Tourtes), à l'échangeur Turcot, à la Tour de la Bourse, et sur un silo au coin de Viaux et Notre-Dame.

Fait exceptionnel aussi cette année, un couple a élu domicile sur une corniche de l'église Saint-Marc au coin de la rue Beaubien et de la 2e Avenue.

Ce couple s'était d'abord installé au sommet d'une cheminée de l'incinérateur des Carrières, situé à proximité. Des graffiteurs ont cependant perturbé leur nidification en y montant pour dessiner. Les oiseaux ont donc déménagé sur une corniche, même si en général les églises ne sont pas assez hautes pour les faucons. Leur présence suscite la curiosité des gens qui habitent le quartier comme Félix... « Moi, je travaille de nuit et le matin quand je rentre ils sont très actifs. C'est assez inhabituel quand on habite en plein coeur de Montréal. C'est le fun à regarder. Mes parents justement sont venus pour les voir ».

L'espèce se rétablit lentement après avoir été décimée par le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane) dans les années 50 et 60. L'insecticide a été interdit au Canada en 1972, mais le mal était fait. Les faucons avaient disparu et ont dû faire l'objet d'un programme de réintroduction. Dans les années 80 et 90, 256 faucons élevés en captivité ont été relâchés au Québec. Malgré tout, il n'y aurait aujourd'hui qu'une cinquantaine de couples en liberté dans la province et l'espèce est toujours classée comme vulnérable.

L'ornitologue Richard Dupuis devant l'église Saint-Marc. Le nid se trouve à gauche dans la corniche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'ornitologue Richard Dupuis devant l'église Saint-Marc. Le nid se trouve à gauche dans la corniche.

Photo : René Saint-Louis/Radio-Canada

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