•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Lueur d'espoir pour Raif Badawi

Manifestation en appui à Raif Badawi
Manifestation en appui à Raif Badawi Photo: Sébastien Vachon

La candidature controversée de l'Arabie saoudite à la présidence du Conseil des droits de l'homme de l'ONU pourrait faciliter la libération de Raif Badawi, selon Amnistie internationale.

La porte-parole de l'organisation à l'échelle du Canada francophone, Anne Sainte-Marie, explique que ce pays du Moyen-Orient devra « montrer l'exemple », ce qui pourrait se faire par la libération immédiate et « sans condition » de Raif Badawi.

Mme Sainte-Marie espère de tout coeur que ce scénario se concrétisera promptement, car « la santé de ce prisonnier est toujours un sujet de préoccupation étant donné qu'il est détenu dans des conditions assez sévères ».

Le blogueur, détenu depuis le 17 juin 2012, souffre de diabète, selon Amnistie internationale, ce qui le rendrait plus sensible à « toute infection et toute brutalité ».

Il faut qu'il soit libéré. Il s'agit d'un prisonnier d'opinion, c'est-à-dire que c'est quelqu'un qui n'a fait qu'exercer son droit à la liberté d'expression de façon pacifique.

Anne Sainte-Marie, porte-parole d'Amnistie internationale à l'échelle du Canada francophone

Anne Sainte-Marie affirme d'ailleurs que Raif Badawi est incarcéré dans un contexte où les épisodes de violence sont monnaie courante. Elle raconte, par exemple, que son avocat a été malmené en prison par d'autres prisonniers. « Souvent, les autorités passent des commandes à des détenus pour qu'ils fassent "le sale boulot de faire taire quelqu'un ou de le brutaliser" », explique-t-elle.

Condamné depuis juin 2012

Raif Badawi a été condamné à dix ans de détention, à 1000 coups de fouet et à une amende. Il a écopé de cette lourde peine pour avoir mis sur pied un site Internet baptisé « Libérez les libéraux saoudiens ». Le blogueur, dont la femme et les enfants habitent à Sherbrooke, a également été puni parce qu'il aurait insulté l'islam.

Avec les informations de La Presse canadienne

Estrie

International