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Le pape François canonise deux Palestiniennes

Le pape François lors de la cérémonie de canonisation de quatre religieuses, dont deux Palestiniennes, au Vatican.

Photo : La Presse canadienne / Alessandra Tarantino

Reuters

Le pape François a canonisé dimanche deux Palestiniennes au Vatican, une première du genre, lors d'une cérémonie place Saint-Pierre, en présence du président palestinien Mahmoud Abbas.

La canonisation de sœur Marie-Alphonsine Danil Ghattas, qui vécut de 1843 à 1927 et fonda la Congrégation des soeurs du Saint-Rosaire de Jérusalem, et de Mariam Baouardy (1846-1878), qui fonda un couvent de carmélites à Bethléem, n'est pas directement liée à la conclusion, mercredi entre le Vatican et l'Autorité palestinienne, d'un traité portant sur les activités de l'Église catholique dans les territoires palestiniens.

Ce traité reconnaît pour la première fois formellement l'existence d'un État de Palestine.

Mais la cérémonie, qui s'est aussi déroulée en présence d'une délégation de dignitaires religieux, dont le patriarche latin de Jérusalem Fouad Twal, illustre les efforts de longue haleine du pape François pour venir en aide aux chrétiens d'Orient.

Pour l'occasion, des portraits des deux Palestiniennes avaient été installés place Saint-Pierre, de même que ceux de deux religieuses récemment canonisées, la Française Jeanne-Emilie de Villeneuve et l'Italienne Maria Cristina de l'Immaculée Conception.

François, le pape des pauvres

Dans une déclaration faite à son départ pour le Vatican, Fouad Twal avait érigé Ghattas et Baouardy en exemples pour les chrétiens, les musulmans et les juifs.

« Toutes deux portent le prénom de Marie, et ce nom est répandu et commun dans les trois traditions [religieuses] », avait dit le patriarche. « C'est un signe de notre époque moderne, suggérant que nous pouvons parler des trois religions sans aucune discrimination », avait-il ajouté.

La canonisation des deux Palestiniennes est une première du genre « depuis l'époque des apôtres », avait-il fait remarquer.

Samedi, le souverain pontife avait reçu Mahmoud Abbas en audience privée et lui avait offert un médaillon représentant un ange de la paix, l'encourageant à agir comme « un ange de la paix ». Le pape a appelé de ses voeux de nouveaux efforts pour parvenir à la paix avec Israël.

Dans un communiqué, le dirigeant palestinien a déclaré que ces canonisations « exprimaient notre détermination à construire une Palestine souveraine, indépendante et libre en s'appuyant sur les principes d'une égalité entre les citoyens ».

Mahmoud Abbas a appelé les chrétiens de Palestine à ne pas émigrer, « mais à rester avec nous et à profiter des droits d'une citoyenneté pleine et égale, et à partager le poids des difficultés de la vie jusqu'à parvenir à la liberté, la souveraineté et la dignité humaine ».

Le Vatican a expliqué lundi qu'il est courant que le pape, lorsqu'il reçoit des présidents étrangers, leur offre un médaillon de bronze représentant un ange de la paix.

Pour le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, il est clair que le pape a voulu ici encourager les efforts pour la paix d'un homme qu'il avait déjà invité au Vatican, en 2014, avec le président israélien Shimon Peres, à une prière pour la paix, et qu'il lui a demandé d'agir à la manière de « l'ange de la paix » gravé sur le médaillon (Avec l'AFP).

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