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La victoire de Péladeau suscite espoirs et inquiétudes

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Françoise David, à la sortie du débat du 20 mars.

Françoise David, à la sortie du débat du 20 mars.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'élection de Pierre Karl Péladeau comme chef du Parti québécois (PQ) à peine un an après son entrée en politique ne laisse personne indifférent.

Le camp souverainiste s'est montré prudent au lendemain de sa victoire. Françoise David, porte-parole de Québec solidaire, se questionne quant à la position qu'adoptera M. Péladeau concernant les droits des travailleurs, lui qui n'a pas évoqué le sujet dans son discours de victoire.

« Va-t-il écouter sa base sociale-démocrate ou va-t-il se positionner à droite? Je veux bien lui donner une chance, mais j'ai de grandes inquiétudes », affirme la députée de Gouin sur les ondes d'ICI RDI.

Si Québec solidaire ferme la porte à une coalition avec le PQ, Option nationale s'y montre favorable à une condition. « Il faudrait qu'il y ait un engagement à réaliser l'indépendance dans un premier mandat », dit le chef du parti Sol Zanetti.

Marc Laviolette, président des Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ Libre), assure de son côté que son organisation continuera à remplir son rôle de chien de garde des orientations sociales au PQ.

M. Laviolette se dit curieux de voir quel sera l'appui que donnera M. Péladeau aux travailleurs du secteur public. « Je lui ai posé la question, mais je n'ai pas eu de réponse détaillée », a-t-il regretté.

Vague d'espoirs

Pour plusieurs souverainistes, l'élection de M. Péladeau est néanmoins porteuse d'espoir. Le chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu, estime que l'arrivée du nouveau chef « marque vraiment une nouvelle vague indépendantiste ». « Le train passe encore une fois pour le Québec et cette fois-ci, ce sera la bonne », déclare-t-il.

L'ex-chef du PQ et ancien premier ministre, Bernard Landry, parle aussi « d'un virage, d'un tournant ».

Dans un communiqué, l'ancienne chef du PQ Pauline Marois se dit pour sa part très fière d'avoir pu accueillir Pierre Karl Péladeau au sein du Parti québécois, soulignant son esprit entrepreneur et son audace.

« La détermination de Pierre Karl et sa capacité à rassembler nos plus grandes forces seront des atouts pour permettre au Québec de se remettre en marche et pour réaliser le grand projet que nous portons, faire du Québec un pays! », écrit-elle.

La victoire de Péladeau accueilli froidement par les fédéralistes

François Bonnardel, député de Granby et leader parlementaire de la CAQ, estime quant à lui que le nouveau chef péquiste est déconnecté de la population et trop concentré sur la question souverainiste, question qui, du reste, n'intéresse plus les Québécois.

« Les militants [du PQ] étaient obsédés de trouver un sauveur, obsédés par le pays imaginaire », dit-il au sujet de la course à la direction du PQ.

Philippe Couillard, lui, s'est contenté de dire qu'il avait téléphoné à Pierre Karl Péladeau pour le féliciter de son élection.

Les conservateurs à Ottawa, eux, gardent leur distance. « Évidemment, nous ne partageons pas les mêmes idées que M. Péladeau », indique le ministre de la Défense, Jason Kenney. Son parti, ajoute-t-il, est axé sur la croissance économique et la prospérité, « pas sur les chicanes politiques et les référendums ».

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Avec les informations de La Presse canadienne

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