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  • Exclusif
  • Où y a-t-il le plus de bris d'aqueducs à Montréal?

    Les Montréalais ne sont pas tous égaux devant les bris d'aqueducs. Il y a eu 14 fois plus de bris d'aqueducs à Pierrefonds-Roxboro qu'à Outremont entre 2005 et 2014, selon les données compilées par Radio-Canada.

    Un texte de Bahador ZabihiyanTwitterCourriel

    L'arrondissement Pierrefonds-Roxboro détient un record : c'est celui qui a connu le plus grand nombre de bris d'aqueducs entre 2005 et 2014. Il y en a eu 832 au cours de la décennie.

    Radio-Canada a obtenu la base de données de la Ville qui comptabilise les bris, suite à une demande d'accès à l'information. Voici ce que nous y avons trouvé, avec La Pause:

    Quel est l'endroit avec le plus grand nombre de bris d'aqueducs à Montréal?

    Les citoyens d'Outremont sont ceux qui ont été les moins touchés par les bris d'aqueducs. Ils en ont eu 56 ces 10 dernières années. La grande majorité des bris concernent des conduites secondaires plutôt que principales à Montréal.

    Pour voir cette infographie sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

    Les aqueducs de Pierrefonds-Roxboro sont soumis à rude épreuve, dit Chantal Rouleau, qui est chargée des infrastructures de l'eau au comité exécutif de Montréal.
    « Il y a les matériaux qui à l'époque étaient utilisés, qui étaient réputés pour être plus fragiles. Il y a une corrosion des sols qui est plus importante [...] C'est un réseau qui subit de grandes variations de pression dans ce secteur-là », dit Mme Rouleau au sujet de Pierrefonds-Roxboro.

    Pierrefonds-Roxboro est aussi l'arrondissement qui a le plus dépensé pour reconstruire ou réhabiliter son réseau d'aqueducs. Sur l'île de Montréal, les arrondissements doivent entretenir le réseau secondaire, et la ville centre s'occupe du réseau principal. Pierrefonds-Roxboro a dépensé 37,5 millions de dollars pour ses aqueducs, alors qu'à Outremont cette somme s'élève à 2,3 millions de dollars.

    Pour voir cette infographie sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

    Pour limiter le nombre de bris, la Ville a mis en place un projet-pilote à Pierrefonds-Roxboro et à Côtes-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce. « On peut contrôler la pression dans les conduites, ce qui va réduire les bris », avance Mme Rouleau.

    Rues les plus touchées par les bris

    C'est le boulevard Gouin qui a eu le plus grand nombre de bris d'aqueducs à Montréal entre 2005 et 2014, selon les données compilées par Radio-Canada. La plus longue rue de Montréal a subi 228 bris.

    Des rues bien plus petites sont aussi parfois touchées. Ainsi, sur une portion de 1,5 kilomètre, la 9e Rue à Villeray-Saint-Michel a eu 23 bris d'aqueducs en 10 ans.

    532 millions dépensés, pas encore assez

    Entre 2005 et 2014, Montréal a dépensé plus de 523 millions de dollars pour ses aqueducs, mais cela n'a pas été assez pour combler le déficit d'entretien. Mme Rouleau indique que la Ville va dépenser plus ces prochaines années pour rénover le réseau.

    Michèle Prévost, professeure à l'École polytechnique de Montréal, estime que le nombre de bris va baisser à l'avenir.

    On peut s'attendre, on l'espère tous, à une diminution progressive, avec des investissements soutenus, de ce nombre de bris dans le futur

    Michèle Prévost, professeure de génie civil à l'École polytechnique de Montréal

    Société