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Pas question de BAPE, répète le Port de Québec

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Téléjournal, 13 septembre 2003

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Malgré les pressions du gouvernement provincial, le président-directeur général (PDG) du Port de Québec, Mario Girard, répète que le projet d'expansion du port ne sera pas soumis à un processus du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Mario Girard soutient que le projet du port respectera les lois fédérales auxquelles il est soumis.

« Moi, s'il y a des lois qui s'appliquent ici, je dois les respecter. Je n'ai pas ce pouvoir de choisir quelles lois peuvent ou pas s'appliquer ici. On respecte les lois, on va même au-delà des lois. Alors, s'il y a des choses qui doivent changer au niveau des lois, je vous inviterais à aller voir les politiciens », a-t-il déclaré.

Le PDG du Port de Québec profitait de la réunion publique annuelle de l'administration portuaire, vendredi, pour présenter sa solution de rechange au BAPE : un processus environnemental de participation citoyenne. Le Port s'engage à faire appel à une firme indépendante pour produire les évaluations environnementales. Le promoteur qui mènera à bien le projet d'expansion devra aussi prendre en compte les commentaires émis par les citoyens, affirme le Port.

M. Girard parle d'une démarche transparente et citoyenne.

« Ce qui est important pour nous, c'est vraiment la protection de l'environnement et se soucier des préoccupations des citoyens, et je pense qu'on a bien réussi avec cette procédure-là. »

Le gouvernement provincial garde toutefois le cap : il n'est pas question de voir pareil développement s'effectuer sans l'approbation du BAPE, a affirmé plus tôt le ministre québécois du Développement durable, David Heurtel.

« Le BAPE va se pencher. Il y a des questions fondamentales liées au projet de l'agrandissement du port de Québec, liées à la qualité de l'air, aux hydrocarbures, liées aussi à l'écosystème marin », a-t-il fait valoir.

M. Girard réplique qu'il est prêt à collaborer avec le gouvernement du Québec pour trouver des solutions et répondre aux questions d'ordre environnementales que soulèverait le projet.

Un projet essentiel

Le Port a des projets d'expansion évalués à 500 millions de dollars. Les autorités portuaires souhaitent notamment réaménager et agrandir le terminal de croisières, augmenter la capacité des installations portuaires servant au transbordement et revitaliser le bassin Louise.

Selon Mario Girard, la mise en place de ces projets vise à assurer l'avenir même du port.

« Le port de Québec est le plus vieux au Canada. Ça prendrait pratiquement 200 millions de dollars pour réussir à restaurer le patrimoine portuaire et on n'a pas cette somme-là et il n'y a pas de programme destiné à ça. Alors, la solution passe par le projet d'expansion qui va permettre de générer les sommes qu'on a besoin pour pouvoir non seulement se développer et opérer, mais aussi restaurer le patrimoine portuaire. »

Jusqu'à présent, le gouvernement provincial a promis 35 millions pour le nouveau terminal de croisières. Des demandes ont été soumises à d'autres partenaires potentiels pour construire les infrastructures envisagées.

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