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Une association policière demande la démission du commissaire de la GRC

Rencontre avec l'auteur-compositeur-interprète Rickson Makwe qui interprète « Toujours plus haut ».

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un porte-parole de l'Association professionnelle de la police montée du Canada (APPMC) espère que les accusations portées contre la GRC à la suite de la fusillade de Moncton vont mener à des changements en profondeur au sein du corps policier.

La GRC doit répondre à quatre chefs d'accusation portés en vertu du Code canadien du travail. Les accusations portent sur l'équipement, la formation et la supervision. La cause sera en cour provinciale de Moncton le 9 juillet.

Rob Creasser, de l'APPMC, dit qu'il était temps que quelqu'un tienne la GRC responsable de la sécurité de ses agents et du public. L'organisation va jusqu'à demander la démission du commissaire de la GRC, Bob Paulson.

« Nous avons besoin d'un leader qui va se lever pour les Canadiens et se lever pour ses membres. Ça n'a pas été le cas [avec M. Paulson] », affirme M. Creasser.

Rob Creasser est le porte-parole de l'Association professionnelle de la police montée du Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rob Creasser est le porte-parole de l'Association professionnelle de la police montée du Canada.

Photo : La Presse canadienne / PC/JONATHAN HAYWARD

Selon lui, une meilleure formation et un meilleur équipement auraient pu réduire le nombre de morts lors de la fusillade de juin 2014. Trois agents de la GRC ont été abattus et deux autres ont été blessés pendant ces événements.

Rob Creasser affirme que la GRC n'a jamais reçu les fonds nécessaires pour de l'équipement et de la formation plus appropriés. Il espère que les accusations entraîneront des mesures correctives.

Je veux que la GRC fasse la bonne chose et plaide coupable et reconnaisse le fait que ses membres n'étaient pas bien formés et équipés, et qu'il y avait un manque de supervision.

Une citation de :Rob Creasser, porte-parole de l'Association professionnelle de la police montée du Canada.

« Je voudrais que la GRC fasse un effort pour changer son environnement de travail. Vous savez, j'entends des membres qui près d'un an après cette horrible fusillade me disent que rien n'a changé », affirme Robert Creasser.

Il dit par exemple que si au moins l'un des agents avait été équipé d'une carabine C8, comme cela avait été recommandé après la mort de quatre agents en Alberta en 2005, cet agent aurait pu ouvrir le feu sur le tireur à distance au lieu de s'en approcher en voiture et de se faire abattre.

Rob Creasser est un agent de la GRC à la retraite qui compte 28 ans de service. L'Association professionnelle de la police montée du Canada représente environ 2000 des 18 000 agents de la GRC.

La GRC avait aussi été accusée en vertu du Code canadien du travail à la suite du décès d'un de ses membres en 1997. L'agent François Carrière avait accidentellement perdu la vie lors de la fouille sous-marine d'une embarcation soupçonnée de trafic de drogue.

L'analyste en affaires policières à Radio-Canada, Stéphane Berthomet, fait le point sur ces accusations.

Peu de détails entourant les accusations

Jeudi soir, la GRC a annoncé qu'elle faisait face à quatre chefs d'accusation en vertu du Code canadien du travail. Mais on ignore encore qui est ciblé par ces accusations. 

Est-ce que ça pourrait être [contre] le commissaire? À l'extrême, oui, ça pourrait être. Mais il faudrait à ce moment-là un certain niveau de blâme.

Une citation de :Me Robert Basque, avocat en droit du travail.

Au ministère de l'Emploi et du développement social du Canada, on refuse de commenter davantage cette affaire. Un porte-parole a néanmoins précisé par voie de courriel que « le Programme du travail a entrepris une enquête qui pourrait mener à des poursuites s'il est démontré que de graves infractions au Code canadien du travail ont été commises ».

« Après l'enquête menée par le Programme du travail au sujet de cet événement, le Service des poursuites pénales du Canada a recommandé que la GRC soit poursuivie pour avoir contrevenu à des dispositions en matière de santé et sécurité au travail énoncées à la partie II du Code canadien du travail », affirme un représentant du ministère.

L'avocat Robert BasqueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'avocat Robert Basque

Photo : CBC/Marc Genuist

Selon l'avocat en droit du travail Me Robert Basque, il est difficile de conclure quelles seront les répercussions de cette poursuite contre la GRC.

« On ne sais pas sous quel article du code les accusations ont été déposées. On ne sait pas contre qui. On ne sait pas ce que les enquêteurs du ministère de l'emploi ont décelé et ce qu'ils reprochent à la GRC », a déclaré Me Basque.

Notre dossier
Avec les informations de CBC

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