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Les choix déchirants de la CSDM

Catherine Harel-Bourdon

Catherine Harel-Bourdon

Photo : Radio-Canada.ca

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) aimerait que le ministre de l'Éducation visite les écoles touchées par l'abolition de 175 postes, dont ceux de dizaines de conseillers pédagogiques et six psychologues.

« J'aimerais beaucoup qu'il vienne voir la Commission scolaire de Montréal pour bien comprendre », a affirmé Catherine Harel-Bourdon, jeudi soir, à l'émission 24/60. La présidente de la CSDM rappelle que plusieurs écoles montréalaises font face à « un défi particulier en termes d'immigration et de défavorisation ».

Menacée de tutelle par le gouvernement Couillard, la CSDM a promis au gouvernement d'appliquer le rapport de la firme Raymond Chabot Grant Thornton.

Le rapport demandait notamment de baisser le nombre de conseillers pédagogiques par nombre d'élèves. La présidente de la CSDM souligne que les autres commissions scolaires du Québec ont en moyenne 1,8 conseiller pédagogique par 1000 élèves, tandis que la CSDM avait 2,5 conseillers par 1000 élèves.

« C'est un choix qu'on avait fait avec le temps pour venir soutenir les enseignants », a expliqué Mme Harel-Boudon, qui précise que le ratio demeurera au-dessus de 1,8 conseiller pédagogique pour 1000 élèves.

Quant à l'abolition de 6 des 39 postes de psychologues, Mme Harel-Boudon souligne que certains sont en lien avec un programme d'aide aux employés, et que la Fédération des commissions scolaires du Québec fournira un programme.

Les compressions entraînent néanmoins une baisse du nombre de psychologues dans les écoles.

Des postes de gestionnaires, de concierges et dans les cafétérias sont également abolis. « Tous les secteurs sont touchés », a affirmé Mme Harel-Boudon. « On essaie de voir comment dans notre réorganisation des services, on peut faire en sorte d'avoir des grappes de services, ou encore d'avoir un certain nombre de psychologues qui travaillent en clinique, par exemple », a ajouté Mme Harel-Boudon.

La présidente de la CSDM affirme que certaines décisions prises par le passé sont en lien avec les besoins de la CSDM dont « plus de 40 % des élèves vivent sous le seuil de la pauvreté ». Par exemple, le service alimentaire bonifié a été maintenu dans certaines écoles qui n'étaient plus admissibles au financement, mais qui étaient néanmoins fréquentées par de nombreux élèves ayant besoin de ce service, a expliqué Mme Harel-Boudon.

« Je pense que comme société, on doit se poser la question : qu'est-ce qu'on veut? Est-ce que l'éducation est une priorité? », a affirmé Mme Harel-Boudon, ajoutant que les services alimentaires sont fournis dans certains pays comme la France et le Japon. « Je pense qu'il faut voir l'éducation comme un investissement et non pas comme une dépense », a-t-elle soutenu.

Mercredi soir, environ 200 employés syndiqués en colère se sont présentés à l'assemblée des commissaires pour demander aux élus de refuser les mesures d'austérité exigées par Québec. La présidente de la CSDM a alors affirmé que c'était avec une « immense tristesse » que la commission scolaire devait procéder à ces compressions.

La CSDM en bref

  • un budget de 958 millions de dollars
  • 88 015 élèves
  • 192 établissements
  • 15 000 employés
  • l'un des dix plus grands employeurs à Montréal

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