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Conciliation travail-famille : des parents de Sept-Îles témoignent

La famille Auger-Imbeault à Sept-Îles

La famille Auger-Imbeault à Sept-Îles

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À l'occasion de la semaine québécoise des familles, Radio-Canada présente le témoignage d'une famille avec deux enfants, dont un est lourdement handicapé.

Des parents de Sept-Îles tentent chaque jour de concilier leur emploi du temps pour prodiguer les soins nécessaires à leur fils lourdement handicapé et offrir un bel avenir à leurs deux enfants.

Le petit Arthur de la famille Auger-Imbeault a presque deux ans. Il a besoin de beaucoup de soins et d'attention.

À sa naissance, ses parents ont dû changer leur vie pour s'occuper de leur fils. « Il faut vraiment avoir des patrons très compréhensifs, parce que sinon je n'imagine pas la situation, témoigne le père, Tommy Auger. Ça amènerait tellement plus de stress, déjà que la vie familiale nous apporte un certain stress particulier. »

Pour des raisons financières, les deux parents sont obligés de continuer à travailler. « C'est sûr que depuis qu'Arthur est venu [au monde], on ne pensait pas que j'aurais juste le travail à temps partiel, donc c'est sûr que ça diminue le revenu familial, explique Sabrina Imbeault. On a des montants du côté du gouvernement comme aide supplémentaire, mais c'est tout petit ».

Tommy Auger avec son fils, ArthurAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tommy Auger avec son fils, Arthur

Photo : Radio-Canada

Les parents ont recours aux services d'une gardienne. « Le temps que j'ai d'allouer au gardiennage, je peux aller travailler, poursuit Sabrina Imbeault. Mais c'est sûr que si ce montant-là m'était accordé, j'aurais un meilleur salaire et je pourrais rester à temps plein avec Arthur et m'occuper de ses soins. » Préposée aux ventes dans une boutique, elle a pu adapter ses horaires.

L'entourage de la famille offre aussi du soutien précieux au couple. « La famille proche et les amis sont peut-être plus interpellés à aider », note Tommy Auger.

Sabrina Imbeault aimerait toutefois se consacrer entièrement à sa famille. « Je trouve ça dommage ne pas pouvoir être, ne serait-ce qu'à 99% présent pour mon enfant, dit-elle. Je ne peux pas passer 100% de mon temps avec lui, parce que j'ai la maison à entretenir et notre fille dont je m'occupe. »

D'ailleurs, la sœur d'Arthur joue bien le rôle de la « grande sœur protectrice », selon leur mère. « Elle comprend bien la situation », dit Sabrina Imbeault.

Aujourd'hui, l'état de santé d'Arthur est stable. Les parents n'ont plus besoin de multiplier les allers et retours dans les hôpitaux de Québec.

Ils espèrent que leur fils poursuivra ses progrès et feront de leur mieux pour lui offrir les meilleures conditions de vie possible.

D'après un reportage d'Alix-Anne Turcotti

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