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Burundi : le coup d’État a échoué, reconnaît un putschiste

Des soldats fidèles au président Nkurunziza dans les rues de Bujumbara, jeudi. En arrière-plan, un soldat git au sol.

Des soldats fidèles au président Nkurunziza dans les rues de Bujumbara, jeudi. En arrière-plan, un soldat git au sol.

Photo : Goran Tomasevic / Reuters

Associated Press
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Nous avons rencontré une trop grande détermination militaire... ». C'est en ces termes que le général Cyrille Ndayirukiye, a reconnu jeudi soir l'échec du putsch annoncé la veille par le général Godefroid Niyombare contre le président Pierre Nkurunziza.

Personnellement, je le reconnais, notre mouvement a échoué. 

Une citation de :Général Cyrille Ndayirukiye du mouvement putschiste

L'officier supérieur, présenté comme le numéro deux du mouvement putschiste, a fait cette déclaration au moment où la présidence burundaise annonçait le retour du président Nkurunziza au pays. Il était bloqué en Tanzanie depuis le début de la tentative de coup d'État.

Des sources policières évoquent une débandade parmi les mutins après leur attaque avortée de la radio et télévision nationale burundaise (RTNB), gardée par les forces fidèles à Pierre Nkurunziza. Certains mutins se seraient déjà rendus alors que d'autres tentent de fuir, selon les mêmes sources.

Qu'adviendra-t-il des putschistes?

Sans parler de possibles négociations, le général Ndayirukiye affirme réfléchir à la question. « On ne voudrait pas prendre la responsabilité d'amener à la mort ceux qui nous ont suivis », dit-il.

Dès son annonce, la tentative de coup d'État a été condamnée par l'Union africaine qui a appelé à un retour « de l'ordre constitutionnel ».

Après une manifestation de plusieurs milliers de personnes saluant le putsch hier, ils sont plus de 70 000 personnes aujourd'hui à fuir vers des pays voisins pour échapper aux violences, indiquent les Nations unies.

Les manifestants reprochaient au président Nkurunziza son intention de se présenter pour un troisième mandat à la tête de l'État. Un argument également avancé par les putschistes pour justifier leur geste.

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