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Possibles réductions de services dans les centres de jour du Bas-Saint-Laurent

La FIQ et l'APTS s'unissent pour que cesse «l'intimidation».

Le reportage de Sébastien Desrosiers

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les services offerts aux personnes âgées en perte d'autonomie sont appelés à diminuer dans les centres de jour du Bas-Saint-Laurent.

Les bénéficiaires seront redirigés vers des organismes communautaires, une situation dénoncée par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

À Rivière-du-Loup, les heures d'ouverture du centre de jour, qui offre des soins aux personnes âgées et un répit aux proches aidants, vont passer de quatre jours à deux demi-journées, selon les représentants syndicaux.

Avec la fermeture des centres de jour dans toute la région, on s'éloigne des bonnes pratiques en gériatrie en déstabilisant une clientète déjà vulnérable

Une citation de :Sylvain Lirette, responsable politique de l'APTS pour le Bas-Saint-Laurent

« C'était important pour les familles et les proches aidants. Aussi, [les centres de jour] permettaient un suivi médical et un suivi des problèmes cognitifs, déplore la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Régine Laurent. Le projet d'envoyer ça dans les organismes communautaires [représente] des coupes de services importantes »

« On arrête de s'occuper du transport, on envoie ça dans la cour des familles et on n'offre plus de repas. On passe à des journées de trois heures d'intervention [...] donc la plupart du temps [les aidants naturels] abandonnent », déplore Sylvain Lirette, responsable politique de l'APTS pour le Bas-Saint-Laurent.

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette s'est défendu de diminuer le financement des centres de jour.

« Intimidation et abus de pouvoir », selon la FIQ

Une infirmière et une technicienne en loisirs ont été suspendues sans salaire pendant une semaine, pour avoir rédigé une pétition contre cette réduction de services.

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec qualifie ces sanctions d'intimidation et d'abus de pouvoir.

Parce qu'elles ont dit la vérité, parce qu'elles ont pris un plaidoyer pour les patients, l'employeur ici a choisi de les sanctionner.

Une citation de :Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec

La FIQ demande l'annulation des suspensions infligées à ses deux membres et interpelle le gouvernement pour qu'il maintienne les services du centre de jour.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent a refusé de commenter la situation.

D'après le reportage de Sébastien Desrosiers

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