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Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges

La couverture de « Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges » de Michel Tremblay.
La couverture de « Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges » de Michel Tremblay. Photo: Leméac
Radio-Canada

Michel Tremblay
Leméac

Deuxième tome des Chroniques du Plateau-Mont-Royal, ce roman, paru en 1980, raconte l'histoire d'une amitié : celle de Thérèse, Pierrette et Simone, trois fillettes inséparables de l'école des Saints-Anges, pour qui les portes de la connaissance vont s'ouvrir. L'action se situe dans le Montréal prolétaire de 1942, un mois après les événements racontés dans La grosse femme d'à côté est enceinte. On suit les préparatifs de la Fête-Dieu à l'école des Saints-Anges, établissement dirigé d'une main de fer par une religieuse froide et autoritaire. Dans ce roman, Michel Tremblay dénonce l'hypocrisie et le mensonge de la religion catholique, mais dévoile aussi les secrets des religieuses, aussi faillibles que les autres êtres humains. Le livre, qui a été adapté au théâtre dans une mise en scène de Serge Denoncourt en 2010, a gagné le prix Jean-Hamelin et fut de la liste préliminaire du prix Médicis.


EXTRAIT

Quelqu'un qui aurait osé pénétrer dans ce cénacle n'aurait pas pu, à l'ordre qui régnait, à l'odeur de propre qui imprégnait tout, aux plantes grasses honteusement en santé qui vous jetaient à la figure leur vert presque trop parfait, au silence qui hantait les corridors, deviner les passions, les rivalités, les trahisons, les pactes qui étaient le ciment de cette belle maison où tout semblait tellement facile et plaisant. Derrière chaque porte trop bien vernie à la poignée trop bien astiquée était tapi un recoin d'ombre, un pan de grisaille, parfois même un mur aveugle de désespoir que les religieuses devaient cacher sous un masque uniforme, imposé par la communauté, un visage où flottait un vague sourire, mais jamais franchement hilare ni totalement chagrin.

Extrait de « Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges », de Michel Tremblay

« Quand j'ai lu ce roman dans ma très jeune vingtaine, j'ai réalisé que la littérature québécoise pouvait être à la fois sérieuse et divertissante. »
Hélène Lambert de Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec)

« Trente ans après sa lecture, Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges m'habite encore. Ici, l'imaginaire de Tremblay a chamboulé le mien. Le personnage de Thérèse nous entraîne dans un monde où se côtoient appréhension et allégresse. Un monde transcendant la réalité avec ses personnages attachants, ses situations singulières, souvent ludiques. Notamment la description d'un défilé de la Saint-Jean. Ma lecture a été de nombreuses fois ponctuée de rires. Je l'ai lu d'une traite, incapable d'interrompre un moment unique. »
Micheline Drapeau de Montréal (Québec)

« Parce que je suis née en 1959 sur le Plateau sur la rue Chambord et, de la fenêtre de ma chambre, je voyais, au bout de la ruelle, l'école des Saints-Anges. J'ai fréquenté cette école en sixième année. »
Danielle Cloutier de Sherbrooke (Québec)

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