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Plan de redressement du CSSSG : « ambitieux », mais « réalisable », selon Jean Hébert

Le conseiller aux affaires cliniques et médicales du CISSSO, Guy Morissette (à g.), et le PDG de l'organisme, Jean Hébert (à dr.), en conférence de presse. (12-05-15)

Le conseiller aux affaires cliniques et médicales du CISSSO, Guy Morissette (à g.), et le PDG de l'organisme, Jean Hébert (à dr.), en conférence de presse. (12-05-15)

Photo : Nathalie Tremblay / SRC

Radio-Canada

Le réseau de la santé à Gatineau devra se serrer la ceinture pour que le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Gatineau atteigne l'équilibre budgétaire en 2015-2016. Le plan, présenté ce matin, prévoit des compressions totalisant 19,5 millions de dollars.

De ce montant, 14,5 millions de dollars proviendront de mesures liées à l'amélioration de la productivité. Un autre 5 millions de dollars est lié aux dépenses de nature organisationnelle.

Concrètement, l'amélioration de la productivité permettra « d'offrir des services différemment, de revoir l'organisation du travail, de maintenir ou d'augmenter les volumes, de réduire les coûts et de réduire les dédoublements », explique-t-on par voie de communiqué.

Le président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), Jean Hébert, explique qu'ils ont comparé les centres d'activité moins producteurs à ceux d'autres établissements de santé, afin d'identifier les secteurs qui peuvent être améliorés.

« Comment se fait-il qu'ailleurs, on est capables d'offrir un service à un coup moyen moindre que le nôtre? À ce moment-là, on va voir, on analyse et on est capables d'identifier [que] c'est dans l'organisation du service. Des fois, ça peut être dans la prestation des services cliniques », explique-t-il.

Ce plan peut sembler ambitieux, mais nous croyons fermement qu'il est réaliste, réalisable et nécessaire.

Jean Hébert, PDG du CISSSO

Aussi, les dépenses de nature organisationnelle nécessiteront de revoir en profondeur l'ensemble de l'organisation. Ainsi, le CISSO donne notamment comme exemples « la recherche des économies dans la gestion des contrats de fourniture, la diminution du temps supplémentaire, la réduction de la main-d'œuvre indépendante et la réduction des espaces locatifs. »

M. Hébert, s'engage également à atteindre l'équilibre budgétaire « tout en maintenant la qualité de nos services ainsi que leur accessibilité. C'est un incontournable. »

Avec toute cette réorganisation, « je ne vois pas là-dedans qu'il y a une baisse de service, au contraire. Il y a peut-être même une amélioration dans notre offre de services, parce qu'au bout de la ligne, on va faire en sorte que la personne puisse retourner dans la communauté », ajoute-t-il.

Abolition de postes

Le plan prévoit ainsi une « réduction nette » de 60 à 80 postes. Toutefois, avec les départs à la retraite et l'abolition de postes vacants, ce seront de 125 à 150 postes qui seront supprimés.

Jean Hébert souligne toutefois que le CSSS de Gatineau affiche chaque année 1000 à 1200 postes. 

« 95 % de ces personnes-là sont en sécurité d'emploi. Notre objectif, c'est de les réaffecter ailleurs dans l'organisation au bénéfice des services à la population. Les gens qui n'ont pas leur permanence, qui vont être sur la liste de rappel, aussitôt qu'il y a des opportunités, on va les réintégrer », assure-t-il.

Le PDG du CISSSO note également que « de façon continue, on fait des abolitions de postes, on en recrée d'autres, on réorganise. C'est la façon de procéder dans le réseau. »

Rappel des faits

En janvier, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a placé le CSSSG sous tutelle et en a confié l'administration provisoire à M. Hébert, en raison des difficultés budgétaires de l'établissement.

Le ministre Barrette a alors cité un problème de gestion et de rigueur dans la gestion du CSSS, allant jusqu'à ajouter qu'il y avait une culture de déficits en Outaouais.

D'ailleurs, le déficit évalué à 5,6 millions de dollars par l'ancien conseil d'administration du CSSS de Gatineau a depuis été revu à la hausse. En février, il frôlait 8,5 millions de dollars.

M. Hébert devait redresser la situation en se basant, entre autres, sur le Rapport sommaire de l'accompagnement stratégique à l'élaboration du plan de redressement budgétaire, produit par la firme Raymond Chabot Grant Thornton. Jean Hébert assure toutefois qu'ils ont refait une démarche « complètement différente » de celle de la firme.

Le document propose des mesures visant à rendre le CSSS plus efficace, en plus de suggérer des économies potentielles de 24 millions de dollars.

Avec les informations de Marie-Lou St-Onge

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