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Importante contamination de poissons au mercure au nord-est de la C.-B., selon des Premières Nations

Des saumons dans le fleuve Fraser

Des saumons dans le fleuve Fraser

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un regroupement de Premières Nations a dévoilé une étude scientifique qui conclut que des poissons évoluant en aval de rivière Peace, au nord-est de la Colombie-Brtiannique, possèdent un taux toxique de mercure, ce qui les rend impropres à la consommation humaine.

Les Premières Nations West Moberly et McLeod Lake, qui ont commandé cette étude, espèrent que celle-ci poussera le gouvernement provincial à annuler sa décision d'approuver le projet controversé de barrage du site C. Selon elles, le réservoir formé après la construction du barrage WAC Bennett il y a des années serait responsable des taux élevés de mercure.

Les Premières Nations expliquent que, de manière générale, les inondations de la flore et de la végétation provoquent des dégagements de particules telles que le mercure. C'est pourquoi ils s'opposent vivement au projet pharaonique du barrage à 9 milliards de dollars du site C. Haut de 60 mètres et long de plus de 1 kilomètre, il s'agirait du troisième barrage à être construit sur la rivière Peace. Il créerait un réservoir d'eau de 83 kilomètres de long, inondant 5557 hectares de terres.

Pour se faire entendre, le chef de la Première Nation West Moberly, Roland Willson, a fait déverser quelque 100 kilogrammes de truites arc-en-ciel, d'ombles à tête plate (famille des truites) et de sauvagesses du nord (famille des carpes) devant le parlement, à Victoria. Il a expliqué que ces poissons étaient aussi importants que l'est le saumon pour les Premières Nations de la côte pacifique.

Selon l'étude, 98 % des poissons prélevés présentent dans leurs tissus des traces de mercure excédant les recommandations de 0,1 mg/kg. En outre, 37 % des poissons dépassent également les normes en matière de contaminants (0.5 mg/1 kg) imposées par Santé Canada.

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