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Popularité de l'immersion française : pénurie d'enseignants à l'Île-du-Prince-Édouard

Radio-Canada

L'école d'immersion française est si populaire à l'Île-du-Prince-Édouard qu'il y a un manque d'enseignants. Le taux de placement des nouveaux diplômés de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard (UPEI) est pratiquement de 100%.

Shannon Moore n'a pas eu à patienter très longtemps pour se trouver un travail. Elle a reçu son diplôme d'enseignante samedi et débutait lundi comme enseignante à l'école Évangéline. Un contrat qui se terminera en juillet, la suite est à venir.

« Oui c'est motivant, mais aussi, je dois prendre une décision pour voir si je veux rester ici ou si je veux partir quelque part. J'ai fais ma spécialisation internationale, alors, j'ai l'option de partir, mais peut-être que je vais rester... », explique Shannon Moore.

La coordonnatrice du programme d'immersion Julie Gagnon assure que ses élèves ont beaucoup de facilité à trouver de l'emploi.

« Des anciennes diplômées de l'an passé, j'en ai une qui travaille au Manitoba qui vient de recevoir sa permanence, j'en ai une autre qui est en Saskatchewan, j'ai une displômée de deux ans qui qui s'est trouvé un poste à Fort McMurry », explique Mme Gagnon.

Elle ajoute « qu'il y a beaucoup de demande pour ceux qui sont prêts à sortir de l'extérieur de l'île, même aller à l'extérieur du Canada, il y a une demande, ça c'est certain. Mais aussi, on a une demande à l'île ici aussi ».

Victime de son succès? 

À certains endroits, il y a des listes d'attente pour des jeunes pour aller en immersion. Certaines écoles ne peuvent pas offrir le programme d'immersion parce qu'il n'ont pas d'enseignants en immersion, ajoute la coordonatrice Julie Gagnon. L'enseignement du français à l'île-du-Prince-Édouard est donc victime de son propre succès.

Le groupe Parents for French s'inquiète des effets pervers de cette pénurie d'enseignants. Ils craignent que des écoles embauchent des enseignants qui ne seront pas à la hauteur. Le directeur de Parents for French, Gail Lecky, croit que les commissions scolaires doivent freiner la croissance des programmes d'immersion.

Près de 50% des écoles de l'île-du-Prince-Édouard enseignent le français, que ce soit en école francophone ou en immersion.

D'après le reportage d'Erik Trembay 

Acadie

Éducation