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Détail de la couverture de « Menaud, maître-draveur » de Félix-Antoine Savard.

Détail de la couverture de « Menaud, maître-draveur » de Félix-Antoine Savard.

Photo : Bibliothèque québécoise

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Félix-Antoine Savard
Fidès

Paru en 1937, Menaud, maître-draveur est considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre romanesques du terroir québécois. Dans cet hymne de mémoire et de survivance, on suit Menaud, draveur sur les rivières de Charlevoix, qui conduit dans la montagne un convoi pour le compte des Anglais. Attaché aux valeurs de liberté et d'amour de son pays, de sa terre, il se bat contre l'appropriation des terres par des étrangers. Son discours enflammé, lyrique et poétique fait corps avec la nature tantôt bouillante, dangereuse et attirante, tantôt sereine et apaisante. La dualité entre, d'une part, l'appel de la nature et la liberté des coureurs des bois et, d'autre part, l'envie de s'installer tranquillement sur la terre est au cœur du récit. Le texte est un long chant nationaliste à la fois triste et rempli d'espoir. Félix-Antoine Savard était prêtre et professeur de lettres à l'Université Laval; il a toujours été un défenseur très actif du patrimoine culturel québécois.



EXTRAIT

« Nous sommes venus il y a trois cents ans et nous sommes restés!

Nous avons marqué un plan du continent nouveau, de Gaspé à Montréal, de Saint-Jean d'Iberville à l'Ungava, en disant : “ Ici toutes les choses que nous avons apportées avec nous, notre culte, notre langue, nos vertus et jusqu'à nos faiblesses deviennent des choses sacrées, intangibles et qui devront demeurer jusqu'à la fin.”

Car nous sommes d'une race qui ne sait pas mourir! »

— Une citation de  Extrait de « Menaud, maître-draveur » de Félix-Antoine Savard

« Un roman essentiel. Une histoire poétique sur ces hommes et ces femmes qui habitent leur pays avec un amour ardent et un courage farouche. Le paysage est ce pays qui donne autant la liberté que le pain à manger. Écrit avec la fougue des vents d'hiver et le romantisme du soleil d'été, cet éternel roman de Savard nous transmet l'honneur de Menaud, homme qui sait encore se tenir debout, son espoir, et son désir de protéger cette terre, ce pays qui malgré ses humeurs difficiles, apporte le bonheur de se sentir vivant. »
Élise Tremblay de La Malbaie (Québec)

« Pour les thèmes qu'il évoque, dont la liberté et l'appartenance, et parce qu'il est un classique essentiel à la compréhension du nationalisme québécois. »
Robert Asselin d'Ottawa (Ontario)

« Parce qu'il décrit magnifiquement le dur labeur et les souffrances des Canadiens français, qui travaillaient dans des conditions extrêmement difficiles. C'est un des seuls livres qui parle du métier de draveur. »
Danielle Jazzar de Montréal (Québec)

« J'ai lu les deux premiers livres, je suis rendu au troisième, c'est très captivant. C'est la vie d'autrefois des gens de Saint-Raymond, ville où ma famille et celle de ma conjointe ont vécu. C'est un peu la vie de mon père et de mon beau-père. Ils travaillaient dur dans ces temps-là : bûcheron, arpenteur, draveur, guide, entrepreneur forestier, commerçant, etc. Plusieurs personnages sont connus de Saint-Raymond. J'aime les histoires vraies, même si elles sont romancées un peu. Ma femme l'a lu aussi. À la suite de cette lecture, on a demandé à mon beau-père, qui aura 90 ans en mai, de nous raconter sa vie. Tout comme celle des personnages, elle a été très variée. Nous avons résumé son récit que nous conserverons pour notre progéniture. »
André Cantin de Pont-Rouge (Québec)

« Même s'il ne nous semble plus très actuel, tant par sa forme que par son sujet, ce roman est pourtant, à mon avis, emblématique de la société dans laquelle nous vivons aujourd'hui. Cette histoire au souffle poétique nous amène à réfléchir sur la révolte, mais aussi (et surtout) sur l'apathie qui règne au sein de la collectivité québécoise. La marginalisation de Menaud, ce "porteur de feu", et sa volonté de combattre les géants qui envahissent son monde m'apparaissent à chaque lecture plus bouleversantes. »
Sarah Bernard de Saint-Georges (Québec)

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