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Impacts environnementaux du projet d'oléoduc Énergie Est : la province est interpellée

Une carte du Manitoba qui illustre le tracé du pipeline Énergie Est.

Une carte du Manitoba qui illustre le tracé du pipeline Énergie Est.

Photo : Louis-Philippe Leblanc/ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des groupes environnementaux du Manitoba réclament plus d'information de la part du gouvernement du Manitoba au sujet des impacts du projet d'oléoduc Énergie Est.

Ils déplorent notamment la consommation accrue en électricité qu'exigera cet oléoduc de la compagnie albertaine, TransCanada. Selon les groupes, au Manitoba, il faudra huit ou neuf stations de pompage pour faire circuler 1,1 million de barils de pétrole brut par jour prévus dans les plans déposés auprès de l'Office national de l'énergie.

Le directeur manitobain du Wilderness Committee, Eric Reder, estime qu'il faudra 176 mégawatts d'énergie par jour pour déplacer ce produit en provenance des sables bitumineux de l'Alberta sur une distance d'environ 600 kilomètres, soit la largeur de la province.

« Construisons-nous un nouveau barrage uniquement pour fournir de l'énergie à ce pipeline ? Est-ce que les Manitobains veulent que les ressources d'Hydro Manitoba soient utilisées ainsi ? » a-t-il indiqué jeudi lors d'un point de presse.

Les groupes environnementaux, dont le Wilderness Committee, Manitoba Wildlands et le Manitoba Energy Justice Coalition, interpellent le gouvernement du Manitoba et non pas gouvernement fédéral. Le porte-parole de Manitoba Wildlands, Kelly Whelan-Enns explique qu'il ne se fit pas à l'Office national de l'énergie, qui est, selon lui, sous l'influence des pétrolières.

« Comment peut-on espérer entretenir un dialogue honnête avec une agence qui souhaite la réalisation du projet ? », a-t-il lancé.

Le ministre de la Conservation et de la Gestion des systèmes hydriques du Manitoba, Tom Nevakshonoff, a réagi en disant que des représentations seront faites auprès du gouvernement fédéral et que les lois environnementales seront respectées.

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